Acné sévère : de nouvelles recommandations pour l’isotrétinoïne

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L'Agence du médicament recommande de prescrire une double contraception aux femmes en âge de procréer qui suivent un traitement à base d'isotrétinoïne. ©Adobe-Stock

L’ANSM souhaite renforcer le suivi des patients sous isotrétinoïne. Cette molécule, utilisée dans le traitement de l’acné sévère, est contre-indiquée en cas de grossesse en raison d’un risque élevé de malformation chez l’enfant à naître. Elle est aussi associée à un risque accru de troubles psychiatriques (dépression, suicide).

Temps de réflexion

Avant toute initiation de traitement à base d’isotrétinoïne (Roacutane® et génériques), l’Agence du médicament veut laisser au patient le temps de la réflexion. Elle recommande donc deux consultations préalables.

La première « permettrait au dermatologue de donner à son patient l’ensemble des informations dont il a besoin pour (se) décider, précise l’agence. (…) Le cas échéant, la prescription pourra avoir lieu dans le cadre d’une seconde consultation médicale ».

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Double contraception

Les médecins qui prescrivent ces médicaments doivent déjà les associer à une contraception chez les jeunes femmes en âge de procréer. Mais le nombre de grossesses exposées à cette molécule n’a pas diminué depuis 2010. Environ 175 femmes sont encore concernées chaque année.

L’ANSM souhaite donc aller plus loin. En cas de contraception orale (pilule), elle recommande de prescrire en plus, et de façon systématique, une contraception d’urgence et des préservatifs.

Renforcement du suivi des patients

Actuellement, seules les « femmes en âge d’avoir des enfants bénéficient d’une visite médicale mensuelle, qui s’inscrit dans le cadre du plan de prévention des grossesses », rappelle l’agence. Ce plan prévoit notamment de vérifier, chaque mois, que la patiente sous traitement n’est pas enceinte.

L’Agence du médicament souhaite que cette visite mensuelle soit étendue à tous les patients, hommes y compris. L’objectif : assurer une « meilleure surveillance des risques liés au traitement », et notamment des risques d’ordre psychique.

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