Cancer de la thyroïde : la lumière artificielle en cause

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Cancer de la tyroïde : la lumière artificielle en cause

Vous vivez dans une région ou une grande ville où les niveaux de lumière artificielle extérieure la nuit sont élevés ? Vous avez plus de risques de développer un cancer de la tyroïde selon une nouvelle étude publiée dans la revue Cancer.

Observation de la luminosité nocturne dans le quartier de chaque participant

Des chercheurs du Centre des sciences de la santé de l’Université du Texas (Etats-Unis) ont associé les données d’imageries satellites aux diagnostics de cancer de la thyroïde.

Les chercheurs ont eu accès à la base de données du registre national du cancer pour identifier les diagnostics de cancer de la thyroïde de 1995 à 2011. Soit une cohorte de 464 371 participants. Puis, ils ont observé les images satellites pour estimer les niveaux de lumière la nuit aux adresses des différents participants.

Perturbation de l’horloge interne

La revue Cancer publie leurs résultats. Les scientifiques estiment que la lumière artificielle nocturne «supprime la mélatonine, modulateur de l’activité des œstrogènes qui peut avoir d’importants effets anti-tumoraux». Cette lumière «peut également entraîner une perturbation de l’ horloge interne du corps, ce qui est un facteur de risque pour divers types de cancer», ajoutent-ils.

En France, la luminosité nocturne est limitée

Depuis 2013, les nuisances lumineuses nocturnes sont limitées en France. Un combat de plusieurs associations dont celle pour la protection du ciel et de l’environnement nocturne (ANPCEN)

  • Les lumières des vitrines et des commerces ainsi que les éclairages des façades des bâtiments sont éteints de 1 h à 6h du matin.
  • Les lumières éclairant le patrimoine et les parcs et jardins accessibles au public s’éteignent au plus tard à 1 h du matin ou 1 h après la fermeture du site.
  • Les parkings desservant un lieu ou une zone d’activité sont éteints 2 h après la fin de l’activité.

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