Cancer : retarder les traitements d’un mois accroît le risque de mortalité

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Cancers : retarder les traitements d'un mois augmente le risque de mortalité

Repousser de quatre semaines une chirurgie ou un traitement d’un cancer augmente de 6 à 13% le risque de mortalité. Ce sont les résultats d’une étude publiée par la revue médicale britannique BMJ. Des scientifiques britanniques et canadiens ont analysé les conséquences de retards de traitements pour sept types de cancers, à partir de 34 études publiées ces vingt dernières années.

6 à 13% de risque supplémentaire

Radiothérapie, chimiothérapie ou chirurgie… Les traitements pour le cancer se poursuivent, avait assuré le ministre de la Santé Olivier Véran. Ils ne sont pas – normalement- concernés par la déprogrammation des soins de l’hôpital. Une bonne nouvelle pour tous les malades du cancer car un seul mois de retard entraîne un impact significatif sur le risque de mortalité des patients. Selon les auteurs de l’étude, un seul mois de retard peut entraîner 6% à 13% de risque en plus de mourir pour le patient.

Et plus le retard est long, plus ce risque augmente. Décaler de douze semaines l’opération de toutes les femmes atteintes d’un cancer du sein nécessitant une chirurgie – comme lors des confinements liés au Covid-19 par exemple – se traduirait par 6100 décès supplémentaires en une année aux États-Unis, et 1400 au Royaume-Uni, estiment les auteurs.

Les chirurgies colorectales ne peuvent attendre

Les chercheurs ont voulu alerter les autorités sanitaires sur le risque de déprogrammer certaines opérations comme ce fut le cas des chirurgies colorectales lors du premier confinement au Royaume-Uni. «Nous avons trouvé que faire passer le délai d’attente pour ce type d’opération à douze semaines au lieu de 6 augmentait le risque de mortalité de 9%», soulignent les chercheurs.

Avec le confinement et la baisse des activités hospitalières, les chercheurs ont observé un retard de diagnostic des nouveaux cancers. Des données qui parviennent, là aussi, d’Outre-Manche. Ces retards de diagnostic, au Royaume-Uni se traduiraient par environ 3.500 décès supplémentaires d’ici cinq ans.

2 Commentaires

  1. Ça confirme ce que disait l’OMS en début de semaine. Le risque pour éviter peut être quelques centaines de morts, d’en entrainer des milliers à court et moyen terme.

  2. Lorsque ma sœur a appris son cancer du sein son oncologie a fixé la date d’opération à plus de 2 mois après, par manque de place au bloc … elle nous a affirmé que ce délai n’allait avoir AUCUNE INCIDENCE sur la réussite de son traitement …

    depuis ma sœur est morte et je reste persuadée que si on l’avait opéré illico elle aurait eu beaucoup plus de chance de vivre … alors quand je vois Bernard TAPI se pavaner en affirmant qu’il a été bien soigné, qu’il a bénéficié des très rares appareils de radiothérapie qui n’endommage pas les cellules non cancéreuses, je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a 2 poids 2 mesures
    Ce favoritisme m’écœure et le mensonge aussi
    Comment as t’on pu laisser mourir ma chère sœur, en France, de nos jours, sans lui donner toutes les chances de s’en sortir?

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