Coloration cheveux : le risque accru de cancer est-il réel ?

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coloration cheveux cancer
Toa Heftiba-Unsplash

Les colorations permanentes des cheveux ne seraient pas sans risque pour notre santé. Une récente étude, publiée dans le British Medical Journal, étudie le possible lien entre les colorations et le risque de développer un cancer de la peau, du sein ou de l’ovaire.  L’étude porte sur 177 200 femmes, sur une durée de 36 ans.

Accro des cheveux colorés ? Chaque année, près de 315 millions de colorations pour cheveux sont vendues en France[1]. Riches en produits chimiques, les colorations ne sont pas sans risque pour la santé. Publiée dans le British Medical Journal (BMJ), l’étude a cherché à comprendre s’il y avait un lien entre les colorations permanentes et l’augmentation du risque de développer certains cancers. Les chercheurs se sont basés sur les données de 117 200 femmes, suivies pendant 36 ans dans le cadre d’une cohorte  sur la santé des infirmières du Brigham and Women’s Hospital de Boston (États-Unis). Aucune de ces femmes n’était atteinte d’un cancer au début de l’étude.

Cheveux clairs ou foncés ?

Le verdict est clair : l’utilisation de colorations permanentes pour cheveux est associée à un risque plus élevé de carcinome basocellulaire (cancer de la peau), en particulier chez les femmes dont les cheveux sont naturellement clairs. Ce risque est proportionnel à la quantité cumulative de colorant à laquelle les femmes sont exposées. Un risque accru de lymphome de Hodgkin (cancer du système lymphatique) a été aussi mais uniquement chez les femmes ayant des cheveux naturellement foncés. « Les explications possibles pourraient être que les nuances des teintures capillaires permanentes sont associées à la concentration des ingrédients, les couleurs foncées ayant des concentrations plus élevées », déclarent les auteurs de l’étude de Harvard.

Enfin, ils ont constaté que les femmes qui ont recours à des colorations permanentes, qu’elles soient effectuées chez elles ou dans un salon, avaient plus de risques de développer un cancer du sein ou des ovaires. Un risque accru de 9 % selon une précédente étude parue en décembre 2019 dans l’International Journal of Cancer.


[1] Chiffre de 2012 selon Planetoscope.com.

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