Découverte d’un mécanisme neuronal pouvant expliquer l’anorexie

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Anorexie : découverte d'un nouveau mécanisme neuronal impliqué dans la maladie

Des chercheurs de l’Inserm ont récemment montré le rôle essentiel d’un neurotransmetteur, l’acétylcholine, dans la survenue de l’anorexie. Sa faible concentration dans une partie du cerveau, le striatum, entraînerait la formation d’habitudes excessives conduisant à une restriction alimentaire. Une découverte qui ouvre la porte à d’éventuels nouveaux traitements.

Efficacité d’un médicament utilisé dans la maladie d’Alzheimer

L’étude, publiée dans la revue Journal of Clinical Investigation démontre aussi que l’on peut compenser un faible taux d’acétylcholine par l’administration d’un médicament utilisé pour traiter la maladie d’Alzheimer, le donépézil. « Ce traitement a pour effet d’abolir les comportements pathologiques des souris », explique l’équipe scientifique.

Cette dernière s’est alors rapprochée de chercheurs spécialisés dans la prise en charge de patients souffrant de troubles alimentaires. Objectif : transposer chez l’homme les résultats obtenus chez la souris. Un protocole basé sur l’utilisation de ce médicament a ensuite été élaboré. Une première étude pilote devrait bientôt commencer. Les chercheurs espèrent obtenir des résultats cliniques d’ici un ou deux ans.

Une découverte qui pourrait s’appliquer aux TOC

« Au-delà de l’anorexie, cette découverte pourrait également s’appliquer aux pathologies qui impliquent la création d’habitudes et de compulsions telles que les addictions ou les comportements obsessionnels et compulsifs (TOC) », précise l’Inserm.

2 Commentaires

  1. C’est l’éternel recommencement:
    Trouver à tout prix un remède aux dépendances!
    La recherche, le corps médical face à leur impuissance de pouvoir guérir les addictions se sentent obligés de jouer les « tout puissant » en inventant des solutions qui n’en seront jamais.
    Ils jouent à fond dans le triangle de Karpman et amplifient largement les souffrances des personnes compulsives en leur faisant miroiter des guérisons!
    Chers professionnels qui n’avaient pas été formés à la psychologie et qui n’avaient jamais travaillé sur vous dans 99% des cas, s’il vous plaît, essayez pour le moins de rester humbles: avouez votre totale impuissance à guérir les addictions et vous retrouverez alors un peu de force et de crédibilité

  2. Un manque d’acétylcoline entre autre est responsable de la Myasthénie, qui touche des jeunes enfants et peut dégénérer
    en insuffisance musculaire et/ou respiratoire ! Toute recherche dans son rôle et ses effets est capitale !
    Actuellement la Myasthénie à peu de traitement en dehors du Mestinon. Les neurotransmetteurs jouent un rôle capital
    dans le fonctionnement de notre organisme : un potentiel d’action inhibiteur ou excitateur des émotions par exemple,
    avec également l’effet des neuromédiateurs. Il est possible que la « psychologie » atténue les symptômes mais n’a pas d’effet sur la cause !
    Trouver des solutions, chimiques ou autres est capital, en particulier pour les maladies neurologiques et la myasthénie !
    Désolé mais  » l’éternel recommencement » est le fondement de la recherche sans pour autant faire  » miroiter des guérisons »
    mais découvrir des remèdes appropriés, sans « gourou » ou pseudo guérisseur médiatisé !

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