Éducation sexuelle : nouvelle websérie pour les ados

0
3376
Éducation sexuelle : nouvelle websérie pour les ados
Les adolescents trouvent des réponses à leurs questions sur la sexualité grâce à une nouvelle websérie sur Lumni. © Adobe Stock

Lumni, la plateforme éducative de France Télévisions à destination des jeunes vient de lancer  « Sexotuto ». C’est le nom d’une websérie d’éducation sexuelle pour ados. Sans détour, la websérie répond avec humour et pédagogie aux nombreuses questions des jeunes sur l’amour et la sexualité.

Qu’est-ce que le revenge porn ?

La websérie de 38 épisodes Sexotuto aborde toutes les questions que se posent les ados sur la sexualité –la puberté, les violences sexuelles, le plaisir, l’érection, la masturbation, la virginité. L’amour et l’affection sont aussi présents : « Peut-on tomber amoureux sur Insta ? » ou Comment savoir que l’on aime? ?

A chaque fois, deux jeunes animateurs répondent avec humour et sans tabou en 5 minutes. Chaque épisode a été validé par un comité d’experts.

Nudité qui qui nous ressemble

Les deux animateurs, Ambre et Eddy, sont aidés par deux « Tout nus ». Ce sont deux personnes (homme et femmes) en chair et en os, entièrement nus et au visage caché. «Comme on est dans un monde de l’image et qu’on est au 21e siècle, nos mômes ont accès aux films pornographiques et à la nudité. Donc autant leur montrer de la nudité, mais de la nudité qui nous ressemble», explique Maitena Biraben, créatrice de la websérie à France Tv.

Vidéo porno à 11 ans

Selon les données de l’Inserm de 2016, l’âge moyen du premier visionnage d’une vidéo porno est de 11 ans en France. 63 % des garçons ?et 39 % des filles? entre 15 et 17 ans ont déjà surfé sur des sites pornographiques.

Le consentement : c’est obligatoire

La websérie explique aussi les notions de respect de soi, des autres et du consentement. Des questions primordiales car les premières sources d’informations sur la sexualité sont parfois les vidéos porno. Avec le risque de ne pas faire la différence entre la fiction de ces vidéos et ce qu’ils peuvent demander à leur partenaire. D’ailleurs, toujours selon l’Inserm, 8 % des filles de 15-17 ans ont déjà connu des rapports forcés ou des tentatives. Elles sont 14, 4 % dans la tranche d’âge de 18-19 ans,  7,5 % pour les garçons.

En savoir plus :

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici