Fausse couche : une femme sur dix est concernée

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Fausse couche : une femme sur dix est concernée
La fausse couche est top souvent minimisé alerte une étude parue dans The Lancet. © Adobe Stock

Cela n’arrive pas qu’aux autres. La fausse couche touche une femme sur dix dans le monde. Un phénomène trop souvent minimisé alerte une étude parue dans The Lancet. Quels sont les facteurs à risque ? Quelle est la situation en France ?

« 44 grossesses perdues chaque minute »

Professeure Siobhan Quenby, auteur principale de l’étude.

23 millions de fausses couches se produisent chaque année dans le monde. C’est environ 15% du total des grossesses rapporte les auteurs d’une étude parue dans The Lancet. Les auteurs ont analysé des dizaines d’études menées dans le monde ces 20 dernières. Les fausses couches touchent 10,8% des femmes. En France, 200 000 grossesses se terminent par une fausse couche chaque année.
Seule éclaircie dans ce tableau : les fausses couches récurrentes sont peu fréquentes. 1,9% des femmes en fait deux fausses couches et 0,7% en ont fait trois.

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Quels facteurs à risque ?

Certains facteurs sont associés à une augmentation du risque de fausse couche. Ce sont :

  • les anomalies chromosomiques chez le fœtus,
  • l’âge de la mère,
  • des antécédents de fausse couche,
  • un indice de masse corporelle très bas ou très élevé,
  • l’alcool, le tabac, le stress,
  • le travail de nuit ou l’exposition aux pesticides.
  • la pollution

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Les femmes noires davantage concernées

Selon les auteurs de l’article, les femmes noires présentent 40% plus de risque de faire une fausse couche que les femmes blanches. «Nous avons été assez choqués de voir que les femmes noires avaient de loin plus de risque que les femmes blanches de faire des fausse couches», témoignent les auteurs. «Nous n’avons aucune explication à cela. Nous avons besoin de plus de recherches sur ce sujet».

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Un meilleur soutien pour ces femmes

Les auteurs militent pour un meilleur accompagnement psychologique. En effet de nombreuses femmes se plaignent du manque d’empathie avec lequel elles sont prises en charge après une fausse couche. «Certaines ne reçoivent aucune explication et le seul conseil qu’on leur donne c’est de réessayer», souligne le professeure Siobhan Quenby, auteur principale.

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