Glaucome : le dépistage reste primordial

0
6247
semaine-mondiale-glaucome-depistage-primordial
Insidieux, le glaucome commence à se manifester alors que la maladie évolue déjà depuis une dizaine, voire une quinzaine d’années. ©Adobe-Stock

La Semaine mondiale du glaucome, qui s’est achevée samedi, a été l’occasion de revenir sur une pathologie qui concerne près d’un million de personnes en France. Première cause de cécité dans notre pays, le glaucome est encore insuffisamment dépisté. Pourtant, seul le dépistage précoce permet de limiter les conséquences de la maladie.

Une pathologie insidieuse

Insidieux, le glaucome commence à se manifester alors que la maladie évolue déjà depuis plus d’une dizaine d’années. Il se caractérise par une destruction progressive du nerf optique. Celle-ci est due à une augmentation importante de la pression à l’intérieur de l’œil. L’humeur aqueuse, le liquide biologique contenu dans le globe oculaire, ne s’évacue pas normalement.

Au fil du temps, le champ périphérique s’altère et une vision dite « tubulaire » s’installe. Le patient ne voit plus que le centre de l’image. Si les lésions du nerf optique s’aggravent, la vision centrale disparaît à son tour.

Seul le dépistage précoce et un suivi régulier chez l’ophtalmologiste dès 40-45 ans permettent d’éviter d’en arriver là. C’est ce que rappelle l’Union nationale des aveugles et déficients visuels (Unadev) dans une campagne nationale lancée la semaine dernière.

Stopper l’évolution de la maladie

Actuellement, le glaucome ne se guérit pas. Mais différents traitements existent pour freiner son évolution : le premier, utilisé dans 70 % des cas, consiste à prescrire des collyres pour faire baisser la tension intraoculaire.

Si le patient supporte mal les collyres ou qu’ils ne sont pas efficaces, le médecin proposera un traitement au laser. Son objectif est le même : abaisser la tension oculaire. Ce traitement doit être reconduit tous les deux ans. En cas d’altération visuelle trop importante, le patient pourra se tourner vers la chirurgie. Celle-ci est destinée à faciliter l’évacuation de l’humeur aqueuse.

Bientôt un nouveau traitement ?

A noter que des chercheurs de l’Institut de technologie de Géorgie, aux Etats-Unis, travaillent sur un traitement moins invasif et moins contraignant. Il consiste à injecter un hydrogel d’acide hyaluronique sous la surface de l’œil.

Le produit permet de faire baisser la pression intraoculaire pendant quatre mois en ouvrant une voie alternative pour faciliter l’évacuation de l’humeur aqueuse. Mais pour le moment, les essais n’ont été réalisés que sur des animaux. Il faudra attendre encore un peu avant de pouvoir tester des humains.

En savoir plus :


LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici