Grossesse : pourquoi l’ibuprofène est-il dangereux pour le futur bébé?

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Grossesse : pourquoi l’ibuprofène est-il dangereux pour le futur bébé?
Les femmes enceintes ne peuvent pas prendre n'importe quel médicament. © Adobe Stock

Femmes enceintes, attention aux médicaments que vous prenez ! C’est le message de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) qui sensibilise les femmes aux risques liés à l’automédication. Car des médicaments très courants, comme l’ibuprofène, sont dangereux pour le futur bébé.

L’Ibuprofène augmente le risque de fausse couche

L’lbuprofène est un anti-inflammatoire présent dans la plupart des pharmacie familial. « Si, au premier trimestre, on va pouvoir prendre de l’Ibuprofène en respectant la posologie et le moins longtemps possible, au deuxième et au troisième trimestre, compte tenu des risques, on ne va pas en prendre», insiste la directrice de la surveillance de l’ANSM Céline Mounier à franceinfo.  Au deuxième trimestre de grossesse, l’ibuprofène augmente le risque de fausse couche. A partir du sixième mois, une seule prise d’ibuprofène peut entraîner la mort du fœtus.

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Enceinte, une femme sur trois prend des comprimés

800 et 1 200 nourrissons naissent malformés tous les ans à cause de médicaments non indiqués. Selon un  sondage Viavoice pour l’ANSM, plus d’un tiers des femmes enceintes prennent des médicaments sans avis médical lorsqu’elles ont des nausées ou mal au dos. Ce sont des médicaments en vente libre ou sur ordonnance. D’ailleurs, un quart des femmes interrogées concèdent prendre les comprimés restant d’un traitement ancien alors qu’elles sont enceintes.

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Davantage d’automédication pendant les confinements

Un tiers des futures mamans arrêtent, sans aucun avis médical, un traitement donné par un médecin. Dans sa campagne d’information, l’ANSM rappelle que, «dans tous les cas, il est important de ne pas arrêter, modifier ou commencer un traitement sans l’avis d’un professionnel de santé, médecin, pharmacien ou sage-femme. »

Les confinements liés à la crise sanitaire ont accentué l’automédication. Une pratique largement répandue en France puisque 8 Français sur 10 ont l’habitude de prendre un médicament sans avis médical selon les chiffres de l’Afipa, la fédération des fabricants de produits d’automédication.

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