Implants contraceptifs Essure : l’étain de nouveau mis en cause

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L’étain utilisé dans les implants commercialisés par Bayer a une nouvelle fois été identifié comme la source de nombreux effets secondaires. De nombreuses femmes ont les ont décrits comme très douloureux et invalidants.

Des réactions inflamatoires

Les implants Essure, commercialisés par Bayer, seraient responsable des nombreux effets secondaires dont souffraient les femmes qui le portaient. C’est ce que confirme une seconde étude menée par des chercheurs de Minapath à Lyon. « C’est une avancée dans la reconnaissance de leur statut de victime », d’après Me Caroline Paris, avocate de plusieurs femmes.

L’étude confirme qu’au niveau de la soudure du dispositif de contraception, « des particules d’étain pénètrent systématiquement dans la paroi des tissus, entraînant des réactions inflammatoires ». « Mais le deuxième sentiment, c’est encore de la colère, qu’il faille attendre que des scientifiques se saisissent indépendamment de cette cause pour que les choses avancent », nuance t-elle.

Passage d’étain vers la paroi des trompes

Ces résultats confirment les précédentes observations parues en avril dernier dans la revue European Journal of Obstetrics and Gynecology.  Un des tests fournis en 2004 aux autorités sanitaires par la société Conceptus – rachetée en 2013 par Bayer –, montrait même des taux de relargage d’étain considérables. Cette nouvelle étude est d’autant plus incriminante : sur les 18 femmes explantées, toutes présentent le même cas de figure. 

Le résultat de ces travaux confirme aussi qu’il y a un passage d’étain vers la paroi des trompes. Michel Vincent, président de Minapath souhaiterait maintenant une étude à plus grande échelle.  Sur 500 ou 1.000 patientes qui ont des implants Essure depuis au moins 5 ans. Une étude qui serait réalisée « pourquoi pas, à la demande de la Direction générale de la Santé ».

En avril, 70 patientes ont déposé une plainte pénale après des effets indésirables du produit. Leur dossier est en cours d’analyse par le pôle santé du parquet de Paris.

Source : Le Monde
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