Les inégalités de santé commencent avant la naissance

2
220
Femme enceinte inégalités de santé

Conditions de vie et de travail moins favorables, consommation de tabac et d’alcool… Les facteurs de risque pour la santé de la femme enceinte et de l’enfant à naître sont surreprésentés dans les milieux les plus modestes. C’est ce que montre l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans une étude parue le 3 décembre.

Tabagisme et contexte psychologique

D’après les enquêtes nationales périnatales passées en revue par l’Insee, 94 % des femmes cadres déclarent, en 2016, ne pas avoir du tout fumé au troisième trimestre de grossesse contre 77 % des employées et 66 % des ouvrières.

On sait aussi que la corpulence, le stress ou la dépression « peuvent affecter l’environnement utérin et le développement du fœtus avec des conséquences sur la santé du bébé et de l’enfant », souligne l’Insee. Or, seules 5 % des femmes cadres étaient obèses avant leur grossesse contre 14 % des employées et 17 % des ouvrières.

« Le contexte psychologique est également plus défavorable chez les femmes n’ayant jamais occupé un emploi, les ouvrières et les employées : elles sont 12 % à déclarer s’être senties mal ou assez mal durant leur grossesse contre 7 % pour les cadres et 8 % pour les professions intermédiaires », ajoutent les experts.

Différences de suivi prénatal

L’Insee constate aussi des différences de suivi prénatal, de dépistage et de recours aux soins. Par exemple, toujours en 2016, 75 % des femmes cadres affirment avoir pris de l’acide folique avant et pendant leur grossesse contre 40 % des ouvrières.

Cette vitamine (B9) est recommandée par l’OMS à celles qui ont un projet d’enfant et jusqu’à douze semaines de gestation. Elle prévient les malformations du tube neuronal (système nerveux central de l’embryon).

Le dépistage de la trisomie 21 (mesure de l’épaisseur de la nuque sous échographie et test des marqueurs sériques) semble également mieux suivi chez les femmes cadres.

Pour les experts, cela s’explique par différents facteurs notamment par « une orientation moins aisée dans le système de soins, des différence d’accès et de recours aux soins et des freins financiers » pour les femmes des catégories sociales moins favorisées.

2 Commentaires

  1. trop d’argent pour acheter alcool et tabac et pas assez pour bien se nourrir!
    Le problème vient principalement du fait qu’o accorde des aides sous la forme d’argent et non sous la forme de tickets pour manger sainement.
    Ensuite on donne des allocations familiales pour inciter les pauvres à procréer, puisque les riches ne peuvent plus en prétendent.
    Après on s’étonne que le peuple se paupérise.
    Il faut supprimer les aides en argent, et les transformer en besoin de base comme des tickets pour acheter de l’alimentation dans des magasins référencés ou dans les associations d’aides.
    les enfants bénéficieront dès la scolarité d’un petit déjeuner, d’un déjeuner et un gouter tous les jours; les jours sans écoles des bons d’achats alimentaire seront founis ou lors des activités extra-scolaires des distributions pourront être faites.
    En fermant les aides sous la forme argent, on verra moins d’enfants pauvres et sous alimentés

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici