Nausées : les neurones responsables identifiés

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Femme ayant envie de vomir pose la main sur sa bouche nausées
Femme ayant envie de vomir pose la main sur sa bouche nausées

Des chercheurs ont identifié les neurones qui déclenchent la nausée. Ces travaux ouvrent la voie à la conception de médicaments anti nauséeux plus ciblés et efficaces. 

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Une sonnette d’alarme

Qui n’a jamais eu la nausée ? Causé par un dégoût lié à la nourriture, une maladie, ou une intoxication, cette sensation de trouble de l’estomac est un signal que quelque chose ne va pas et laisse présager que l’on risque de vomir. “La nausée est largement mystérieuse au niveau moléculaire et génétique”, détaille Stephen Liberles, professeur de biologie cellulaire. Auteur de l’étude américaine de la Harvard Medical School, les chercheurs identifient et caractérisent les neurones qui régulent les réponses de type nausées.

Leurs travaux, présentés dans la revue Neuron le 4 décembre se concentrent d’abord sur la région du cerveau appelée la zone postrema. Située dans le tronc cérébral, elle a longtemps été associée aux vomissements. Elle est l’une des rares parties du cerveau, qui permet de surveiller les produits chimiques véhiculés par le sang. Elle détecte les substances nocives ou des signaux de danger dans la circulation sanguine et agit comme une sonnette d’alarme lorsqu’elle le fait.

Évitement de saveur conditionné

Les neurones de la zone postrema sont peu nombreux. C’est les neurones GLP1R, une protéine réceptrice à la surface de la cellule, qui intéresse les chercheurs. Des études précédentes montrent qu’elles sont lié au contrôle de la glycémie et de l’appétit. Pour prouver leur rôle, ils ont d’abord ajouté des arômes de cerise ou de raisin à l’eau potable des animaux. Ensuite, ils leur ont donné une substance inoffensive ou connue pour provoquer des nausées. Si une souris ressent un malaise, elle associe alors rapidement une saveur de fruit à la sensation négative et l’évite.

De la même manière, les humains développent des aversions alimentaires après avoir mangé quelque chose de désagréable. “Cela a conduit à un évitement de saveur conditionnée, ce qui était une preuve solide d’un lien entre ces neurones et la réponse nauséeuse”, explique Chuchu Zhang, chercheur en biologie cellulaire et auteur de l’étude. “De nombreuses personnes ont encore des nausées pendant le traitement du cancer ou la grossesse, mais pas seulement. Une meilleure compréhension et un meilleur traitement des nausées est donc un besoin clinique très important”, conclut-il.

Source :  Neuron
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