Nouveau plan de lutte contre le cancer : ce qu’il faut retenir


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Présentée jeudi par Emmanuel Macron, la nouvelle stratégie décennale de lutte contre le cancer entend faire baisser le nombre de décès de 150 000 à 100 000 par an. Voici l’essentiel des pistes avancées pour y parvenir.

1.Augmenter d’un million le nombre de dépistages annuels

Chaque jour en France, ce sont 1 000 nouveaux cas de cancer qui sont diagnostiqués. Près de 3,8 millions de personnes ont eu ou vivent avec cette maladie. Premier axe de ce nouveau plan, qui sera pour la première fois étendu sur dix ans au lieu de cinq : l’amélioration de la prévention.

Au total, « 40 % des cancers pourraient être évités si nous adoptions des modes de vie plus sain », explique le ministère de la Santé. Le gouvernement prévoit donc d’atteindre les dix millions de dépistages annuels à l’horizon 2025. Actuellement, 9 millions sont réalisés chaque année.

2.Poursuivre la lutte contre le tabagisme et l’usage excessif de l’alcool

Emmanuel Macron souhaite que « la génération qui aura 20 ans en 2030 soit la première génération sans tabac de l’histoire récente ». Pour cela, il a promis d’agir sur « le prix, l’extension des espaces sans tabac (et) les campagnes d’information sur (la) toxicité » du produit. Actuellement, le tabagisme est à l’origine de 45 000 décès par cancer par an.

Responsable de 16 000 décès par cancer chaque année, l’alcool est le second facteur de risque évitable. Emmanuel Macron souhaite « mieux prévenir les excès ». Et « mieux aider ceux qui sont dans une forme de dépendance à s’en sortir ».

Pour cela, le gouvernement prévoit de donner « des repères à la fois plus visibles et lisibles aux consommateurs sur chaque produit ». Un peu comme ce qui a été fait avec l’alimentation.

La publicité devrait en outre être régulée et l’information sur les risques liés à l’alcool renforcés. Le jeune public sera particulièrement visé, avec une meilleure limitation de l’accessibilité aux mineurs.

3. Limiter les séquelles et améliorer le taux de survie des patients

Le nouveau plan entend également limiter le nombre de malades gardant des séquelles douloureuses à un patient sur trois, contre deux sur trois aujourd’hui. Le président tient aussi à améliorer le taux de survie des cancers à mauvais pronostic. Il s’agit de ceux dont le taux de survie à cinq ans est inférieur à 33 %. C’est par exemple le cas pour les cancers du poumon ou du pancréas.

Ainsi, « les soins feront l’objet d’une attention soutenue pour développer un parcours dont le diagnostic et l’orientation rapide doivent être les pierres angulaires, explique le ministère de la santé. La mise en place de réseaux d’excellence permettra l’adossement et l’appui des meilleures équipes. »

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