Obésité : plus de 8 millions de personnes concernées en France

0
2977
huit-millions-de-personnes-obeses-en-france
Les personnes souffrant d'obésité sévère ont « trois, quatre fois plus de risques de mourir du Covid », selon la Fédération mondiale de l’obésité. ©Adobe-Stock

L‘obésité touche 15 % de la population française et 800 millions de personnes dans le monde. Une épidémie planétaire qui induit de nombreux problèmes de santé : diabète, hypertension artérielle, cancer… Mais aussi une plus grande fragilité face au Covid-19.

« 47 % des gens (en) réanimation (pour Covid) ont des problèmes de poids »

« Le Covid tue malheureusement les personnes d’âge mûr mais aussi (celles) qui ont des problèmes de poids », a rappelé Anne-Sophie Joly, présidente du Collectif national des associations d’obèses (CNAO), début mars, sur France Info. « 47 % des gens (en) réanimation ont des problèmes de poids », a-t-elle précisé. Et « 40 % des décès » concernent des personnes en situation de surpoids.

Le système immunitaire des personnes atteintes d’obésité est plus fragile. Elles sont donc plus facilement infectées. C’est aussi la raison pour laquelle ces personnes guérissent moins vite. Celles qui souffrent d’obésité sévère ont « trois, quatre fois plus de risque de mourir du Covid », affirme John Wilding, président de la Fédération mondiale de l’obésité, interrogé par France 24.  

https://dai.ly/x7zp5vd

Les personnes atteintes d’obésité prioritaires pour se faire vacciner

« Grandes oubliées » de la campagne de vaccination dans un premier temps, les personnes « atteintes de surpoids et surtout d’obésité peuvent (désormais) aller se faire vacciner », a souligné la présidente du CNAO.

Toujours sur France Info, Anne-Sophie Joly a également demandé à ce que l’obésité soit « reconnue comme grande cause nationale ». Officiellement qualifiée d’épidémie mondiale par l’OMS, elle n’est toujours pas reconnue comme pathologie en France.

Le CNAO demande d’ailleurs sa reconnaissance comme maladie chronique. Cela pourrait permettre « la création d’une spécialité de médecine » et la mise en place d’un plan de prévention décennal, estime Anne-Sophie Joly.  

En savoir plus :

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici