Reprise du travail : libération ou angoisse ?

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Reprise du travail

Le confinement a totalement bouleversé le rythme de vie de la plupart des gens, sans préalable ni négociation. Après deux mois d’oisiveté imposée et donc totalement déculpabilisée, il faut appréhender le retour au « métro-boulot-dodo ». Mais si on ne voulait plus de ce rythme effréné ? Comment l’assumer et le gérer ? La pression financière qui motivait et justifiait une quantité de travail déraisonnable est toujours présente…voire décuplée par ces deux mois à l’arrêt. Il n’y a plus de raison, à la levée du confinement, de ne pas y faire face. Si le déconfinement rime avec libération et réassurance pour certains, il signe peut-être pour d’autres, le retour angoissant à une vie qui ne convient plus.

Dans le cercle vicieux et infernal d’accomplir des semaines d’heures de travail considérables pour subvenir à ses besoins, il est facile de se perdre. Entre l’amour du métier et la nécessité d’assumer un certain niveau de vie, la frontière est souvent floue. Et si le confinement avait permis de rendre un peu plus palpable cette limite ?

Parallèlement à l’inactivité professionnelle, pendant deux mois, les besoins ont été réduits à l’essentiel, le plaisir a été trouvé dans des choses simples, loin de la société de consommation. Pourquoi ne pas exploiter cette expérience pour trouver un nouvel équilibre de vie et placer le curseur au bon endroit sur l’échelle des besoins ? Le vrai challenge sera de ne pas perdre de vue ce que le confinement a permis d’apprécier : le goût de l’oisiveté et des plaisirs vrais.

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