Sages-femmes en grève : quand seront-elles prises au sérieux ?

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Sages-femmes en grève : quand seront-elles prises au sérieux ?
Les sages-femmes font grève et dénoncent le manque de reconnaissance. © Adobe Stock

Les sages-femmes étaient en grève partout en France mercredi 24 février. En colère, elles dénonçaient le manque de reconnaissance du gouvernement et demandent un revalorisation de leurs salaires. On vous explique en quoi leur statut est « bâtard »

100 % de responsabilité

«La réalité du quotidien des sages-femmes, c’est d’avoir la vie d’une femme et au moins d’un bébé entre les mains plusieurs fois par jour, toute l’année.» C’est ce qu’explique Willy Belhassen, sage-femme et vice-président de l’Organisation nationale syndicale des sages-femmes (ONSSF), interrogé par Franceinfo.  Il met en avant le quotidien d’une «responsabilité extrêmement importante».

 Le syndicat réclame une reconnaissance du caractère médical de leur profession par les instances.

Une revalorisation des salaires comme des secrétaires

Les sages-femmes l’ont toujours en travers de la gorge. Leur revalorisation salariale, dans le cadre du Ségur de la santé ne fut pas alignée sur celle des médecins mais sur celles des professions non médicales, comme les secrétaires médicales. Soit une augmentation de 183 euros par mois  au lieu de 1 000 euros.

Pourtant, le parcours scolaire pour obtenir le diplôme de sage-femme est très sélectif puisqu’il s’agit de la première année commune des études de santé (Paces).

Sages-femmes
Il manque un millier de sages-femmes dans les hôpitaux. ©Adobe Stock

Gérer l’urgence des accouchements dans les hôpitaux

Willy Belhassen, s’insurge contre le manque de personnel dans les hôpitaux. Ce qui contraint les sages-femmes à gérer l’urgence «ce qui ne leur laisse pas le temps d’accompagner plus humainement ce temps particulier de la naissance et de l’accouchement». Pour lui, «il manque au moins un millier» de maïeuticiens dans les hôpitaux publics.

Il est revenu sur les accusations de violences obstétricales vécues par certaines femmes. Le manque d’effectif est responsable de ces violences. «Lorsque vous avez cinq ou six patientes à gérer simultanément et que vous faites au plus vite, vous n’avez pas forcément le temps d’expliquer la situation», a-t-il justifié.

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