Sport de combat : trop de commotions cérébrales chez les enfants

Sport de combat : trop de commotions cérébrales chez les enfants

Certaines disciplines comme le kick boxing ou le Muay autorisent toujours les combats avec KO dès l’âge de 15 /16 ans. Or un KO signifie une commotion cérébrale. Celle-ci est responsable de séquelles neurologiques. Un signalement qui émane de plusieurs associations sportives auprès de la Direction de sports et de la Direction générale de la santé (DGS).

1340 recours aux urgences

Les accidents de sport de combat sont à l’origine 1 340 passages aux urgences entre 2016 et 2018. Des accidents qui concernent des jeunes de 10-18 ans qui pratiquent le judo, le jiu-jitsu, la boxe, la lutte, le karaté ou le  kick-boxing. 4% de ces accidents ont entraîné un traumatisme crânien. Un traumatisme suivi par une commotion cérébrale dans 96 % des cas. Les commotions cérébrales peuvent avoir des conséquences sur le développement de l’enfant, son parcours scolaire et ses apprentissages.

Chiffres en deçà de la réalité

Ces chiffres sont issus de l’Enquête permanente sur les accidents de la vie courante dans 10 hôpitaux en France en 2016-2018. Seuls les traumatismes crâniens diagnostiqués aux urgences font partie des statistiques. Les résultats ne permettent pas de connaître le nombre total d’accidents dus à la pratique d’un sport de combat en France. Ils ne permettent pas non plus de comparer les fréquences des accidents entre les différents sports de combat.

Certains sports ont changé leurs pratiques pour les plus jeunes pour prévenir les commotions cérébrales. C’est le cas du rugby qui a interdit les plaquages pour les moins de 12 ans depuis 2018. En septembre 2019 la fédération française de rugby a instauré le plaquage à la taille et non plus aux épaules dans les compétitions amateurs adultes.

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