Télétravail : prenez soin de votre audition

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D'après l'association JNA, 20 % des télétravailleurs qui utilisent un casque ou des oreillettes s'en servent plus de deux heures par jour. ©Adobe-Stock

Avec l’augmentation du télétravail et de l’usage des écrans, le temps d’écoute au casque s’est beaucoup développé ces derniers mois. Selon les experts, ces pratiques ne seraient pas sans conséquences sur notre santé auditive. Quels sont les risques et comment s’en préserver ?

De nouvelles nuisances sonores

Visioconférences, réunions téléphoniques interminables, apéros sur zoom avec les collègues : ceux qui télétravaillent mettent leurs oreilles à rude épreuve. Désormais préservés des nuisances sonores de l’open-space, ils doivent faire face à d’autres difficultés.

Les effets larsen, les variations de volume ou encore la difficulté à se concentrer sur la parole d’un interlocuteur par écran interposé : tous cela génère de la fatigue auditive. Surtout si les télétravailleurs accomplissent leur tâche le casque vissé aux oreilles.

Selon une étude publiée en septembre par l’association Journée nationale de l’audition (JNA), deux télétravailleurs sur trois se disent gênés par le bruit. « Plus de trois actifs sur cinq en télétravail ont utilisé un casque ou des écouteurs pour télétravailler », ajoute l’enquête.

Apparition de troubles auditifs 

Parmi eux, 20 % les ont utilisés plus de deux heures par jour. Enfin, l’étude révèle aussi que 79 % des télétravailleurs réguliers estiment que le télétravail pourrait générer l’apparition de troubles auditifs. Et ils ont raison.  

Quand l’oreille est exposée à un volume sonore excessif, continu ou brutal, les cellules ciliées indispensables à l’audition risquent d’être endommagées ou détruites.

Leur atteinte peut causer des acouphènes (bourdonnements, sifflements entendus sans source sonore réelle), de l’hyperacousie (hypersensibilité aux sons), voire même une surdité totale ou partielle définitive.

Multiplier les temps de pause

Pour éviter d’en arriver là, l’association JNA recommande de multiplier les temps de pause auditive dans la journée. La durée de chaque pause doit être équivalente à celle de l’exposition sonore.

Autre conseil : évitez de passer plus de deux heures par jour (télétravail et loisirs) au casque ou avec des oreillettes. Dans l’idéal, cette écoute est fractionnée tout au long de la journée.

Evidemment, ne réglez jamais le volume au maximum. Si le son commence à vous gêner ou à vous faire mal aux oreilles, c’est qu’il est trop fort.

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