Travailler plus de 55 heures par semaine augmente le risque de décès

0
2961
Travailler plus de 55 heures par semaine augmente le risque de décès
Travailler plus de 55 heures de travail augmente de 35 % le risque de faire un AVC. © Adobe Stock

Des semaines de travail à plus 55 heures augmente le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) de 35 %. C’est une étude de l’OMS et de l’OIT, publiée lundi 17 mai, qui tire la sonnette d’alarme. Les auteurs de l’étude insistent sur l’importance de se ménager des temps de repos.

Mauvais pour la santé cardiovasculaire

Les heures sup’ ne sont pas bonnes pour votre santé. Car travailler plus de 55 heures par semaine augmente de 35 % le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) et de 17% du risque de mourir d’une cardiopathie ischémique par rapport à des horaires de 35 à 40 heures de travail par semaine.

C’est une étude de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation internationale du travail (OIT) publiée lundi 17 mai qui le dit. «Il est temps que tous – gouvernements, employeurs et salariés – nous admettions enfin que de longues heures de travail peuvent entraîner des décès prématurés», a commenté le Dr Maria Neira, directrice du Département environnement, changement climatique et santé à l’OMS.

Trop travailler tue

L’OMS et l’OIT estiment qu’en 2016, 398.000 personnes sont mortes d’un AVC dans le monde pour avoir travaillé au moins 55 heures par semaine. Ils sont 347.000 à avoir succombé à une maladie cardiaque à cause d’horaires surchargés. La majorité des décès enregistrés concernent des personnes âgées de 60 à 79 ans, qui avaient travaillé pendant 55 heures ou plus par semaine lorsqu’elles avaient entre 45 et 74 ans.

Egalité homme/femme

Lors de la conférence de presse de présentation des résultats de cette étude,  Frank Pega, expert à l’OMS a fait remarquer qu’«aucune différence entre les sexes en ce qui concerne l’effet des longues heures de travail sur l’incidence des maladies cardiovasculaires» n’a été trouvé. Les statistiques sont moins bonnes dans les régions du Pacifique occidental et de l’Asie du Sud-Est. Pour Frank Pega, cette inégalité est due au secteur informel plus présent où les habitants sont obligés de travailler pendant de longues journées.

Le temps de travail a augmenté pendant le confinement 

Frank Pega a également souligné que «le nombre d’heures de travail a augmenté d’environ 10% pendant les confinements[1]». Le télétravail, associé à une numérisation des processus de travail, rend plus difficile la déconnexion des travailleurs, a-t-il précisé. Autre facteur de cette hausse du temps de travail : l’insécurité liée à la pandémie. En période de crise, ceux qui ont gardé leur emploi ont été poussé à travailler plus pour montrer qu’ils sont compétitifs.

[1] étude du National Bureau of Economic Research dans 15 pays,

En savoir plus :

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici