Une « station météo » pour anticiper les crises d’épilepsie

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Illustration 3D de cellules nerveuses, concept de maladies neurologiques, tumeurs et chirurgie du cerveau, épilepsie
Illustration 3D de cellules nerveuses, concept de maladies neurologiques, tumeurs et chirurgie du cerveau, épilepsie

Des chercheurs ont mis au point un algorithme capable de prévenir plusieurs jours à l’avance l’arrivée d’une crise d’épilepsie. Cette découverte pourrait améliorer le quotidien de 50 millions de personnes. 

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Prédire les périodes de crise

Pouvoir prédire les crises d’épilepsie est le rêve de nombreux chercheurs, mais surtout de nombreux patients. Imprévisibles, elles peuvent aussi survenir à n’importe quel moment et handicapent ceux atteints de cette maladie, encore incomprise. Aussi, dans le monde, 50 millions personnes sont concernés, dont 600.000 en France. Si la plupart des épilepsies sont contrôlées grâce à un traitement médicamenteux, un tiers des malades souffrent d’épilepsies dites pharmacorésistantes, – rebelles aux traitements -. 

Ces cas se traduisent par des crises fréquentes, parfois quotidiennes et souvent sans signe avant-coureur. Les crises peuvent donc être source de chutes ou d’accidents : une angoisse constante pour les malades. L’épilepsie est un défi pour les chercheurs. Depuis les années 1970, ils essaient d’identifier ce qui enflamme le cerveau. D’autant qu’il y a plusieurs types de crises et d’épilepsies : simples absences, regard perdue, hallucinations olfactives, auditives, mouvements saccadés, convulsions généralisées, perte de connaissance…

En observant ces marqueurs qui surviennent au moins une minute avant la crise, des chercheurs internationaux ont mis au point ce qu’ils nomment une “station météo”. En effet, cette dernière est capable de prédire les périodes de crise un à plusieurs jours à l’avance.

Épilepsie : Un futur dispositif portatif

L’appareil de ces chercheurs Suisses et américains permet d’analyser l’activité du cerveau pendant et entre les crises. Il décèle ainsi un état dit pro-ictal, – un niveau d’activité cérébrale modifiée associé à une augmentation du risque de crise -. En somme, il fonctionne comme une station météo, qui prévoirait des perturbations météorologiques, l’arrivée de nuages, de pluie ou d’orages. 

“Des enregistrements de l’activité neuronale réalisés grâce à un appareillage implanté directement dans le cerveau, permettent de détecter des cycles d’activité épileptique individuels et de renseigner sur la probabilité d’apparition d’une crise”, explique le communiqué de l’Université de Genève. L’objectif des chercheurs est maintenant de créer un dispositif portatif et moins invasif. Ainsi, les auteurs de l’étude l’élaboreront avec l’aide du centre Wyss, fondation de recherche en neurotechnologie à but non lucratif à Genève.  

Source : Étude publiée dans The Lancet Neurology

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