3 choses à savoir sur le vaccin AstraZeneca-Oxford

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3 choses à savoir sur le vaccin AstraZeneca-Oxford

L’Agence européenne des médicaments (EMA) étudie la candidature du vaccin d’AstraZeneca-Oxford pour une décision le 29 janvier. Ce vaccin est différent de Pfizer et de Moderna car il n’est pas basé sur l’ARN messager. Quelle est son efficacité ? Quels sont le coût d’une dose et le mode de conservation ? 3 choses à savoir sur le vaccin suédois-britannique.

1. Efficacité entre 62 % et 80 %

Les premières données indiquaient un taux d’efficacité du vaccin d’Oxford-AstraZeneca de 62 %. L’Agence britannique des médicaments a communiqué un nouveau chiffre. L’administration des deux doses, à 12 semaines d’intervalle, augmente l’efficacité du vaccin à environ 80 %. Le vaccin est déjà autorisé au Royaume-Uni depuis le 30 décembre dernier.

Le vaccin AstraZeneca  est particulièrement efficient chez les jeunes adultes, moins chez les personnes âgées qui n’ont pas été inclues dans les essais cliniques de phase 3. En effet, dans les quatre essais cliniques des phases I, II, et III, les volontaires étaient âgés de 18 à 65 ans.

2. Une dose pas cher

Une dose de vaccin AstraZeneca est bon marché : 2 ou 3 dollars. Au niveau mondial, les commandes pour le vaccin d’Oxford-AstraZeneca dépassent celles de ses concurrents. La France, pour sa part, a commandé 5 millions de doses pour février, 28 millions d’ici le mois de juin.

Ce vaccin, peu cher à concevoir, est fabriqué en Europe et en Inde. Il est présenté comme le premier vaccin qui sera déployé à grande échelle dans les pays à faibles et moyens revenus cette année.

3. Conservation dans un simple frigo

Finis les casse-têtes de logistique de chaîne du grand froid. Le vaccin de l’université d’Oxford / AstraZeneca se conserve entre 2 ° C à 8 ° C,  soit la température d’un réfrigérateur classique. Une conservation jusqu’à six mois. Cette facilité de conservation permettra une vaccination chez son médecin traitant. Dominique Le Guludec, présidente de la Haute autorité de santé, a d’ailleurs évoqué, au micro de Franceinfo que se faire vacciner chez son médecin traitant «va être possible». «En cabinet, avec des vaccins [qui se conservent] à -80 °C, ce n’était juste pas possible», a t-elle aussi rappelé. Avant d’ajouter : «avec d’autres vaccins, dont les conditions techniques sont différentes cela va être possible».

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