Covid-19 : 25 000 volontaires français

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Covid-19 : 25 000 volontaires français
25 000 Français sont appelés à participer à la plus vaste étude clinique jamais menée.

L’Inserm vient de lancer une plateforme d’évaluation des candidats vaccins contre la Covid-19. Les essais cliniques prévus sont inédits en France par leur ampleur. 25 000 volontaires sont nécessaires pour mener à bien cette étude. Un hashtag a même été créé pour l’occasion : #jetestelevaccincovid.

« Devenez volontaire pour tester les vaccins Covid ! » Cela sonne comme un slogan de recrutement. C’est l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) qui lance cet appel à travers sa plateforme Covireivac.  Il fait appel à 25 000 volontaires Français de plus de 18 ans pour participer à des essais cliniques de candidats vaccins contre la Covid-19. Jamais étude clinique si vaste n’avait été menée en France.

Sécurité et efficacité du futur vaccin

L’étude clinique commencera dès la fin de cette année et s’étalera sur deux ans. Surveillés pendant plus d’un an, les volontaires seront pris en charge en cas d’effets indésirables. Ils seront au préalable séparés en deux groupes comme dans toutes les études cliniques. Le premier groupe recevra le vaccin ; le second, un placebo. Aucun médecin ni participant ne saura s’il aura reçu le vrai vaccin ou non. A la fin de l’étude, l’efficacité du vaccin sera calculée en comparant le nombre d’infections dans les deux groupes. Selon le nombre de laboratoires associés à cet essai clinique, plusieurs études pourraient être menées de front.

L’objectif de ces études restera de confirmer si le futur vaccin contre la Covid-19 est sûr et protège bien de la maladie. La plateforme Covireivac a déjà été contacté par des Français pour faire partie de l’étude. La réglementation française interdisant la rémunération dans le cadre d’essais cliniques, les volontaires seront défrayés et indemnisés, de quelques dizaines à 200 ou 300 euros.

5 Commentaires

  1. Supposez que vous deveniez gravement handicapé des suites de cette expérience supplémentaire. Ce gouvernement (ou un autre) vous prendra en charge ? Ce serait une première. On attend toujours un signe d’intérêt, une aide”exceptionnelle” pour les premiers malades, victimes de la crise, sanitaire AVANT d’être économique. Les malades de la première vague. Celle de décembre et janvier.

  2. Ceux qui s’inscrivent ne le font pas pour l’argent…
    Mais pour aider la recherche à trouver un vaccin qui sauvera peut-être des millions d’êtres humains dans le monde.
    Et c’est pourquoi je me suis inscrit.
    Mais il y a aussi des pleutres qui préfèrent rester planqués derrière leur ordinateur et qui ne cessent de tout critiquer !

  3. Je fais partie des personnes dites à risques (pathologies pneumologique neurologique et cardiaque), et je me suis inscrit, bien conscient que lors du test, des effets indésirables, voire des séquelles peuvent survenir. Ces inconvénients, s’ils survenaient, seraient-ils potentialisés par mes pathologies ? Nul ne le sait. Ce que je sais par contre, c’est que je peux être contaminé par le virus, hospitalisé, placé en réanimation voire pire à tout moment, et ce malgré le respect de toutes les recommandations actuelles et passées. Mais je peux aussi chuter dans l’escalier, être renversé par une voiture avec la même issue
    Donc je n’ai pas hésité un seul instant et je me suis inscrit sur le site dès le 1er jour :
    Il ne suffit pas de dire «pourvu qu’un vaccin arrive vite » encore faut-il agir pour qu’il arrive vraiment rapidement.
    Cette maladie touche tous les pays, toutes les tranches d’âge (sauf les enfants ?) alors il faut que tous entrent en résistance
    Curieusement, certaines réactions ne sont pas sans me rappeler l’attitude de personnes lors de conflits sociaux qui ne s’impliquent pas dans la lutte pour des raisons diverses, parfois louables, mais qui recueillent sans scrupules le fruit de cette lutte.

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