Covid-19 : comment rééduquer son odorat après une anosmie ?

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Environ 5 % des patients victimes d'anosmie n'auraient pas retrouvé l'odorat six mois après leur infection à la Covid-19. ©Adobe-Stock

Parmi les personnes ayant été touchées par la Covid-19, nombreuses sont celles qui n’ont pas récupéré leurs fonctions olfactives. Pour les aider à retrouver leur odorat, la Haute Autorité de santé (HAS) a établi un protocole de rééducation très simple à appliquer. On vous explique en quoi il consiste.

Environ 5 % des patients anosmiques concernés

Selon une étude menée par le docteur Jérôme Lechien, ORL à l’hôpital Foch de Suresnes, environ 5 % des patients anosmiques n’ont toujours pas retrouvé l’odorat six mois après leur contamination à la Covid-19. Un véritable handicap quand on sait que l’anosmie entraîne aussi l’altération du goût.

Comme l’explique le site Futura santé, la perte de goût expose à risque d’intoxication alimentaire. Ce n’est pas tout : l’anosmie peut aussi entraîner une carence nutritionnelle. Sans parler de l’impossibilité à détecter une fuite de gaz ou un départ de feu.

Sentir des odeurs fortes deux fois par jour

Pour rééduquer l’odorat, la HAS conseille d’abord de pratiquer des lavages de nez quotidiens avec du sérum physiologique. Elle invite ensuite les patients à se procurer des produits tels que des gousses de vanille, du café, des clous de girofle ou encore de l’huile essentielle de citron, de lavande et de rose.

Ils devront sentir plusieurs de ces produits deux fois par jour en respectant un protocole strict. Pour effectuer l’exercice, la Haute Autorité conseille par exemple de se « placer dans une pièce calme ». Et, bien sûr, d’« éviter toute source de distraction olfactive (bougie d’ambiance, odeurs de cuisine, etc.) ».

Plus efficace que les corticoïdes

D’après une étude parue en mars dans la revue Forum of Allergy and Rhinology, ce type de rééducation serait même plus efficace que les corticoïdes. Ces anti-inflammatoires sont en effet souvent prescrits dans le cadre de l’anosmie pour réduire l’inflammation.

Pour la HAS, la rééducation olfactive « reste pour le moment le seul traitement ayant prouvé son efficacité ». Il est donc « primordial » de la mettre en œuvre « le plus rapidement possible ».

En cas de persistance des symptômes au-delà de deux mois, la Haute Autorité conseille au médecin traitant d’adresser son patient à un ORL. Une IRM des voies olfactives devra alors être réalisée pour « confirmer l’absence d’autres causes pouvant être responsables de l’anosmie ».

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