Covid-19 : « Je n’ai aucun mea culpa à faire », estime Emmanuel Macron

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En marge du sommet européen, Emmanuel Macron a évoqué, jeudi soir, « de nouvelles mesures à prendre dans les prochaines semaines » (capture d'écran).

Alors que les critiques se multiplient face à la dégradation de la situation sanitaire, le président a affirmé, jeudi soir lors d’un conseil européen consacré à la vaccination, avoir « eu raison » de ne pas reconfiner la France en janvier. Mais le chef de l’Etat a tout de même évoqué « de nouvelle mesures à prendre dans les prochaines semaines ». Objectif : contenir ce qui ressemble bel et bien à une troisième vague de l’épidémie.

« Il n’y a pas eu l’explosion qui était prévue par tous les modèles »

Emmanuel Macron est catégorique : la flambée épidémique prévue « au mois de février » par tous les modèles scientifiques interrogés en janvier n’a pas eu lieu. Même s’il « y avait un risque » et que « le virus tournait », le président avait alors estimé « qu’avec les mesures de freinage, nous pouvions faire face sans qu’il y ait de flambée. Et c’est ce qui s’est passé », affirme-t-il.

Dans sa décision de ne pas reconfiner, le chef de l’Etat a aussi expliqué avoir pris en compte « plusieurs facteurs », parmi lesquels « la santé mentale » et la « priorité éducative ». Il a également assuré une « perspective raisonnable d’espoir » avec la vaccination.

L’Inserm répond au président

Dès vendredi matin, sur BFM-TV, Vittoria Colizza, directrice de recherches à l’Inserm et spécialiste de la modélisation de l’épidémie, a répondu à Emmanuel Macron. « Nous avons fait la première estimation sur le variant britannique le 16 janvier, explique-t-elle. On a indiqué (qu’il) allait devenir dominant vers la fin février-début mars. Et fin janvier, le président du conseil scientifique avait indiqué une situation qui allait s’aggraver vers le mois de mars. »

L’évolution de l’épidémie a ensuite confirmé ces projections à quelques jours près puisque le variant est devenu dominant autour de la mi-mars. Au 26 mars, il représentait même plus des trois quarts des cas détectés actuellement en France, précise Santé publique France.

A lire aussi : Covid-19 : la prédominance du variant anglais est « inéluctable »

Plus de 42 600 personnes contaminées en 24 heures au 27 mars

Au final, on constate bien actuellement, c’est-à-dire fin mars, une flambée de l’épidémie. Au 27 mars, plus de 42 600 personnes avaient été contaminées au cours des dernières 24 heures. L’Allemagne a d’ailleurs classé la France et ses territoires d’outre-mer comme zone « à haut risque » d’infection au Covid-19.

Si le couvre-feu mis en place a peut-être permis de gagner une à deux semaines sur la hausse de l’épidémie, les experts estiment que les restrictions actuelles ne sont plus vraiment proportionnées à la situation.

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5 Commentaires

  1. Quand le gouvernement va t’il autoriser les médecins à soigner dès les premier symptômes ? Pour éviter ce chaos hospitalier et social… au bout d’un an, on en est toujours au même point ! Et si la vaccination favorisait les variants ???

  2. Et Mr Macron ce permet de qualifier le président poutine et le président Xi Jinping de dictateurs,lui il décide tout seule de ce qui est bien ou mal mais il ne ce considère pas comme un dictateur ? .

  3. Le Dieu des arnaqueurs ,n’oubliez pas qui là incrusté dans le gouvernement
    ses copains les banquiers Et non seulement il abradé tout ce qui rapportait de l’argent,
    maintenant il ferme route l’industrie française LES FAILLITES APPROCHENT A GRANDS PAS
    Vivement les élections Quoi que ,avec tous ces faux culs qui critiquent mais ont la trouille
    de changer !!!!!!!!!

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