Covid 19 : la course aux vaccins

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Effet d’annonce de la part de la Russie ? C’est le reproche de l’OMS au gouvernement de Poutine qui s’est attribué avec ostentation le premier vaccin contre le Covid-19 le 11 août dernier. L’organisation mondiale de la santé pointe du doigt l’inexistence de la phase III dans le projet scientifique russe. Cette phase est pourtant obligatoire. Elle inclut des milliers de personnes auxquelles on administre le vaccin ou un placebo dans le but de démontrer l’efficacité du produit.

C’est la course aux vaccins contre le Covid-19 ! Actuellement, l’OMS recense 200 projets de recherche dont six sont entrés en dernière phase : 1 projet anglo-suédois, 1 germano-américain, 1 américain et 3 chinois. Le 11 août, la Russie avait annoncé la première avoir finalisé un vaccin. Mais sans essai clinique à grande échelle, ce qui est insuffisant pour valider scientifiquement leur vaccin aux yeux de la communauté internationale.

Naissance d’un vaccin

Il ne suffit pas de trouver la molécule miracle qui préviendrait le coronavirus pour commercialiser un vaccin. Comme tout médicament, il y a un protocole à suivre en trois phases.

Lors de la phase I, les chercheurs s’assurent à la fois de l’efficacité du vaccin mais aussi qu’il est sans danger pour l’homme avec un minimum d’effets secondaires. Une dizaine de personnes volontaires font partie de cette première phase.

La suivante, la phase II est la plus longue : elle s’étend sur plusieurs mois en incluant des centaines, voire des milliers d’individus. Les chercheurs évaluent la tolérance et l’innocuité du vaccin ainsi que la réponse immunitaire. Ils déterminent également la dose optimale de vaccin à administrer.

La phase III, elle, auprès de milliers de personnes, démontre l’efficience du vaccin grâce à un groupe qui n’aura reçu qu’un placebo face à un autre groupe qui aura reçu le vaccin.

Un vaccin très attendu en France

La France, comme les autres pays, est très attentive aux progrès de la recherche face aux cas de Covid-19 en nette augmentation dans l’Hexagone. Certains médecins s’inquiètent de la situation avec plus de 2 524 cas en 24 heures entre le 11 et le 12 août.

Au total, la France compte 206 969 cas depuis le début de l’épidémie, selon les chiffres communiqués par Santé Publique France le 12 août dernier. L’agence constate par ailleurs une recrudescence chez les 20-30 ans et une part importante des clusters en milieu familial élargi et lors de rassemblements.

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