Covid-19 : la situation continue à se dégrader dans les hôpitaux franciliens

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L’Agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France a demandé aux hôpitaux, la semaine dernière, d’augmenter leurs capacités d’accueil en réanimation. ©Adobe-Stock

A la veille du week-end, plus de 1 400 malades étaient hospitalisés en réanimation dans les hôpitaux d’Ile-de-France. Une situation qui n’est pas prête de s’améliorer puisque l’incidence dépasse désormais les 600 cas pour 100 000 habitants. Très inquiets, les experts estiment que les mesures prises depuis le 19 mars sont insuffisantes.

L’ARS demande une augmentation des places en réanimation

Face à la dégradation de la situation, l’agence régionale de santé (ARS) a demandé aux hôpitaux, la semaine dernière, d’augmenter leurs capacités d’accueil en réanimation. Dans un premier temps, elle préconise de faire monter le nombre de lits à 1 800 d’ici le milieu de la semaine, précise Le Monde. Ceci sachant qu’à la mi-avril, le seuil des 2 200 lits devra être atteint.

Ces objectifs impliquent, mécaniquement, de décaler encore davantage la prise en charge qui n’est pas consacrée au Covid. Début mars, l’ARS avait déjà demandé la déprogrammation de 40 % des activités médicales et chirurgicales dans la région.

Transferts insuffisants de patients

Le transfert de patients vers les hôpitaux de province devait être la solution pour désengorger les établissements d’Ile-de-France. Mais au 23 mars, les opérations d’évacuations sanitaires lancées dix jours plus tôt n’avaient concerné que 13 patients franciliens (sur 38 au niveau national), selon LCI.

Ce faible nombre de transferts s’explique en partie par l’état des patients. Peu sont suffisamment stables pour parcourir de longues distances. Mais ce n’est pas tout. Alors que, au printemps 2020, l’accord des familles n’était pas nécessaire pour transférer les malades, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Désormais consultées, la majorité ne souhaitent pas être éloignées de leur proche hospitalisé.

Une épidémie « hors de contrôle »

Actuellement, la plupart des experts s’accordent pour dénoncer l’insuffisance des mesures appliquées. « On est, en Ile-de-France, sur une flambée, avec l’impression que l’épidémie est hors de contrôle », affirme Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France, interrogé le 26 mars par France Bleu.

Pour lui, la seule solution est de rester chez soi et de fermer les écoles. Un avis partagé par Antoine Flahaut, directeur de l’Institut de santé globale. Dans une interview au Figaro parue le 25 mars, il estime « que le rôle des écoles dans la propagation du virus est important ». Selon lui, une fermeture de deux semaines « pourrait avoir un gros impact ».

S’il n’en est pas encore là, le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer a toutefois annoncé des mesures plus contraignantes vendredi soir. Désormais, dans les 19 départements concernés par les mesures de freinage, toute classe ayant un élève contaminé sera fermée.  

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2 Commentaires

  1. Ces fameux experts qui nous annoncent des catastrophes tout aussi irréalistes que fausses depuis plus d’un an maintenant, auxquels, bien entendu, les « mesures » sanitaires ne s’appliquent pas et dont la plupart sinon aucune des prévisions les plus folles ne se sont réalisées. POURQUOI continue-t-on à les consulter ? J’en ai déjà parlé hier, POURQUOI le Val de Grâce n’a-t-il pas été ré-ouvert alors que cet ex-hôpital militaire en plein Paris est inoccupé ? Cela serait une véritable « mesure sanitaire »

  2. Ce soir au JT du 19/20 sur la 3 Déconfinement pour les vaccinés maintient pour les autres Discrimination Dictature
    Macron abuse de ces pouvoirs Qu’il fasse attention aux petits Gaulois réfractaire au Dictateurs

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