Covid-19 : l’alerte des infirmiers en réanimation

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Les infirmiers en réanimation alertent
La situation à l'hôpital est très tendue, alertent les infirmiers en réa.

Dans une tribune publiée dans le journal Le Monde daté du dimanche 18 octobre, les infirmiers en réanimation tirent la sonnette d’alarme sur la situation des hôpitaux. Ils déplorent le manque de moyens humains, matériels et les formations à la hâte. Ils s’insurgent contre les politiques de santé qui, depuis des années, déshabillent l’hôpital public.

Des hôpitaux exsangues

La Fédération nationale des infirmiers de réanimation (FNIR) alerte l’opinion publique à travers cette tribune. Une alarme qui intervient alors que l’Europe a dépassé le seuil des 250 000 morts. La France, elle, compte 33 477 décès.

« L’hôpital n’a pas les moyens d’affronter la deuxième vague épidémique telle qu’elle s’annonce », souligne la FNIR.

Les infirmiers signataires rappelle que la situation actuelle est différente de la première vague. « Si les prévisions épidémiologiques se confirment, cette nouvelle vague sera plus haute et plus durable », observent-ils. 5 000 lits étaient disponibles en réanimation avant la première vague épidémique. « et c’est toujours le cas aujourd’hui », relèvent-ils.

Sous-effectif chronique

L’hôpital fonctionne en sous-effectif chronique depuis des années, dénoncent les infirmiers spécialisés en réanimation. Un constat partagé par tous les soignants : des aides-soignants aux médecins en passant par les internes et les infirmiers.

Dans cette tribune, la FNIR rappelle l’épuisement des soignants. « Une enquête de l’ordre national des infirmiers, mise en ligne le 11 octobre, révèle que 57 % des infirmiers interrogés seraient en état d’épuisement professionnel depuis le début de la crise ».

1 COMMENTAIRE

  1. Pas de surprise. Bilan d’un confinement qui aurait dû être imposé dès janvier, quand le gouvernement testait l’immunité collective silencieuse. Jouer les pseudo-rebelles en mai, juin, juillet, août, septembre, n’était d’aucune utilité, il n’y a pas les infrastructures en cas de crise sanitaire, il est trop tard pour les réclamer. On va refuser des milliers de malades qui resteront chez eux à cause d’allumés postillonnant leur liberté au mépris de la santé publique.

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