COVID-19 : Les conséquences de la crise sanitaire sur l’environnement

0
840
la crise sanitaire impact environnement

Les deux mois de confinement ont eu plusieurs impacts positifs sur l’environnement. En effet, la mise en quarantaine de nombreux pays a permis à la planète de respirer. Mais malgré la nette amélioration de la qualité de l’air, on constate un relâchement sévère des efforts produits pendant cette période.

Depuis le mois de mars, la pollution atmosphérique a chuté dans le monde entier. L’arrêt de nombreuses activités industrielles, la réduction de l’utilisation des transports, et particulièrement en avion, ont permis à l’environnement de se revitaliser. En Italie par exemple, l’eau de Venise s’est éclaircie et des dauphins ont été aperçus dans un port vide de Sardaigne. De plus, le taux de gaz à effet de serre a également évolué : la crise sanitaire aurait permis une diminution de 15% à 40%, soit environ 100 millions de tonnes de dioxyde de carbone.

Tous ces éléments permettent de rappeler une nouvelle fois aux hommes que la survie de la planète est dépendante de leur activité.

Si le confinement a eu de multiples bienfaits sur la qualité de l’environnement, il semblerait que le déconfinement s’accompagne d’une régression de nos efforts. Le masque chirurgical et les gants sont les nouveaux pollueurs que l’on retrouve sur les trottoirs. Ces derniers dégradent non seulement l’environnement, mais sont aussi un risque de contamination pour les éboueurs et les passants. De plus, la diminution des gaz à effet de serre, bien qu’elle soit inédite, ne serait pas suffisante pour désamorcer la poursuite du réchauffement climatique. L’idée d’une reprise deux fois plus forte de l’activité pour compenser le retard serait une catastrophe pour l’environnement.

Par ailleurs, le coronavirus est considéré pour certains chercheurs comme une « bombe à retardement » pour l’environnement.  C’est dans ce contexte que le Haut Conseil pour le Climat a été créé le 14 mai 2020. Son rôle principal est d’orienter les décisions politiques dans une perspective de lutte contre le changement climatique.

Un des enjeux pour plus tard sera de ne pas dissocier santé et environnement. La qualité de l’air est en effet un facteur déterminant de la santé des individus. Alain Grimfeld, pédiatre et président du Comité de la prévention et de la précaution auprès du ministère de la Transition écologique et solidaire, parle d’une « Santé-Environnement » lors de son entretien chez France Culture. L’adéquation entre la santé et un bon environnement permettrait à la fois de préserver la santé des individus mais aussi de mieux appréhender « ce qui peut venir de manière bénéfique, mais aussi nocive de l’environnement ».

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici