Covid-19 : les Français consomment de plus en plus d’anxiolytiques et d’antidépresseurs

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Pour les chercheurs, les augmentations de prescriptions des médicaments de la santé mentale reflètent l’impact psychologique majeur de l’épidémie. ©Adobe-Stock

La consommation des médicaments de la santé mentale ne cesse de progresser depuis le premier confinement. C’est ce que révèle une étude publiée jeudi 27 mai par l’Assurance maladie et l’Agence du médicament. Les chercheurs pointent aussi une hausse de la délivrance des traitements liés à l’alcool.  

Quatre milliards de ligne de prescriptions analysées

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Au total, entre mars 2020 et avril 2021, « on observe une une augmentation (de) 1,9 million de délivrances d’antidépresseurs, (de) 440 000 délivrances d’antipsychotiques, (de) 3,4 millions de délivrances d’anxiolytiques et (de) 1,4 million de délivrances d’hypnotiques » par rapport aux données attendues, expliquent les chercheurs.

Pour parvenir à ces résultats, ils ont analysé quatre milliards de lignes de prescriptions remboursées par l’assurance maladie à 51,6 millions d’assurés du régime général. Les chercheurs constatent aussi que la tendance s’est accentuée pour ces trois classes de produits depuis début 2021. L’étude relève « des hausses des délivrances de +5% à 13% selon les médicaments, et des hausses d’instaurations de +15% à +26% par rapport à l’attendu ».

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« Impact psychologique majeur de l’épidémie de Covid-19 »

Par ailleurs, si la délivrance de médicaments de la dépendance à l’alcool a été « globalement stable en 2020 », elle fait l’objet d’une « hausse marquée depuis le début de l’année 2021 ». Depuis le mois de janvier, 18 300 ordonnances de plus ont été délivrée par rapport à la période précédente.

Pour les auteurs, les choses sont claires. Ces augmentations des prescriptions reflètent « l’impact psychologique majeur de l’épidémie de Covid-19 sur la population et de ses conséquences sociales, professionnelles et économiques ». Ce n’est pas tout. L’analyse révèle aussi que « la vaccination des enfants continue d’accuser un fort déficit en ces quatre premiers mois de l’année ».

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