Covid-19 : l’espoir des nouveaux traitements

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Les anticorps monoclonaux devraient permettre d'éviter les formes graves de Covid-19. ©Adobe Stock

Le ministre de la Santé Olivier Véran a évoqué jeudi soir les « traitements innovants » qui pourraient éviter l’apparition de formes graves de la maladie. Parmi eux : les anticorps monoclonaux, tout juste autorisés en France dans certains cas. Comment agissent ces nouveaux médicaments et à quels patients sont-ils destinés ?

Autorisation temporaire d’utilisation

« L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM, ndlr) a accordé ce qu’on appelle une autorisation temporaire d’utilisation des anticorps monoclonaux », a précisé le ministre lors de son point presse avec Jean Castex. Il s’agit plus précisément du bamlanivimab, un produit développé par le laboratoire américain Eli Lilly.

Ce traitement curatif, basé sur l’immunothérapie, utilise des anticorps de synthèse fabriqués spécifiquement en laboratoire pour lutter contre le Sars-Cov-2. Il est conçu pour se fixer à la fameuse protéine Spike à la surface du virus et l’empêcher de pénétrer dans les cellules humaines.

Administration uniquement à l’hôpital

Le médicament s’administre en intraveineuse, uniquement à l’hôpital. Pour un maximum d’efficacité, le patient doit être traité dans un « délai de cinq jours après le début des symptômes », explique l’ANSM.

Selon Brigitte Autran, une experte en immunologie interrogée par l’AFP, le produit fonctionne bien « contre le variant britannique ». En revanche, on ne sait pas s’il est efficace contre les variants sud-africain et brésilien.

Un traitement réservé aux formes légères à modérées

Selon une note de la Direction générale de la santé (DGS) consultée par l’AFP, le médicament s’adresse « aux formes symptomatiques légères à modérées de Covid-19 ». Et seulement s’il existe un « risque élevé d’évolution vers une forme grave ».

« Quelque 83 centres hospitaliers ont déjà reçu des milliers de doses ce traitement », a détaillé Olivier Véran. Ainsi, les médecins pourront commencer à les administrer, « avec précaution », aux patients « âgés de 80 ans et plus, et qui ont des troubles de l’immunité », a-t-il ajouté. Les personnes transplantées, les dialysés ou les patients sous chimiothérapie feront également partie des malades prioritaires.

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8 Commentaires

  1. Empêcher la prescription de traitements existants peu cher , dont les effets secondaires sont connus, pour autoriser une RTU pour un traitement expérimental, cher, dont on a aucune preuve scientifique que cela marche, voilà encore une incohérence de ce gouvernement. Je n’entends pas les diafoirus des plateaux TV, comme K.Lacombe, G.Deray et consorts demander la preuve d’essais randomisés en double aveugle pour ce traitement, comme ils le réclamaient pour celui du professeur Raoult ou pour l’Ivermectine.

  2. Je suis tout à fait d’accord : pourquoi ne parle t-on pas de l’Ivermectine qui ne coûte rien et dont de nombreuses études montrent l’efficacité. Sans doute parce que les laboratoire auraient beaucoup à perdre. Il faut arrêter de mentir aux gens en disant qu’il n’y a pas de traitements et que seul le vaccin les sauvera.

  3. Elle est belle notre démocratie. Etat d’urgence pour une éternité , travailler et être privé de liberté en soirée et les fins de semaine. Dès l’antiquité cette manière d’exploiter les peuples avait été inventée. Cela s’appelait l’esclavage A croire que cela convient à de nombreux individus sur cette planète, il suffit de leur faire peur comme au moyen âge lorsque l’on faisait croire au diable. Et en avant pour les profits des Labos.
    Si seulement autant de milliards étaient investis pour lutter contre le cancer, mais là il faut croire que l’on ne peut rien faire c’est normal il ne faut surtout pas empêcher les mêmes profiteurs de vendre leurs saloperies à pulvériser sur nos cultures. Dans ce domaine on peut empoisonner le peuple on ne parle pas de sauver des vies.
    Quelle belle dictature sanitaire

  4. Après avoir diabolisé les traitements connus et accessibles à tous, on nous donne l’espoir avec des médicaments hypothétiquement actifs, coûteux, de maniement complexe, aux effets secondaires potentiels dont l’induction de nouvelles mutations.
    Ils sont méchants et se prennent pour des dieux.

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