Covid-19 : que sait-on du variant indien ?

6
18378
Covid-19-variant-indien
La particularité du variant indien est de présenter deux mutations sur la fameuse protéine spike. ©Adobe-stock

Alors que l’Inde connaît une flambée épidémique dans précédent, le variant indien commence à inquiéter les autorités sanitaires européennes. Encore peu connu du monde scientifique, ce « double mutant » pourrait cependant ne pas être aussi préoccupant qu’il n’y paraît. Voici pourquoi.  

Une souche repérée au mois d’octobre

Le variant indien (B.1.617) a été repéré pour la première fois le 5 octobre 2020 dans la ville de Nagpur en Inde. Une vingtaine de pays ont signalé sa présence sur leur sol. Parmi eux : Singapour, la Nouvelle-Zélande, le Nigeria, l’Australie, les Etats-Unis mais aussi la France (Guadeloupe), le Royaume-Uni, l’Irlande, la Belgique, l’Allemagne, la Suisse, l’Italie ou encore en l’Espagne.

Sa particularité est de présenter deux mutations sur la fameuse protéine spike. C’est grâce à elle que le virus se fixe aux cellules et les infecte. Les scientifiques avaient déjà retrouvé ces mutations (E484Q et L452R) mais séparément. La première sur le variant brésilien et la seconde sur le variant californien .

Un variant plus virulent ?

Pour l’épidémiologiste Catherine Hill interrogée par 20 Minutes, ce variant semble « particulièrement contagieux ». En revanche, « les études ne disent pas s’il provoque des formes plus graves que les autres », ajoute-t-elle. A ce stade, il est impossible d’affirmer que l’ascension fulgurante du nombre de cas en Inde soit due au double mutant.

Selon Santé publique France, elle pourrait être due en grande partie « aux nombreux grands rassemblements (religieux, ndlr) qui ont eu lieu récemment partout dans le pays ». Et également à la « faible adoption des mesures de prévention par la population générale ».

Enfin, les scientifiques constatent aussi que le variant est présent depuis plusieurs mois dans le pays. Et que sa progression s’est finalement faite à un rythme plutôt modéré.

Impact sur « l’échappement immunitaire »

L’inquiétude réside plutôt dans la résistance potentielle de ce variant aux anticorps anti-Covid. « La mutation E484Q pourrait être associée (…) à un impact significatif en termes d’échappement immunitaire, bien que cela ne soit pas encore formellement démontré à ce stade », souligne Santé publique France.

Cela veut dire que le variant pourrait avoir la capacité de tromper les anticorps des personnes ayant déjà été vaccinées ou infectées. Ce qui se traduirait par une baisse de l’immunité de la population et une augmentation des cas de réinfection. Toutefois, davantage de données sont encore nécessaires pour en être sûr.

Pour le moment, le variant est considéré comme un variant à suivre et non pas comme un variant préoccupant. Mais pour éviter sa propagation (et celle des variants brésiliens et sud-africain), les autorités françaises ont imposé une quarantaine de dix jours aux voyageurs provenant d’Inde, du Brésil, du Chili, d’Afrique du Sud, d’Argentine et de Guyane.

En savoir plus :

6 Commentaires

  1. Ce qui est surprenant est que malgré tout ce qui a été annoncé précédemment, il n’y ait pas de quarantaine stricte et systématique à l’entrée du pays pour tous les voyageurs quels qu’ils soient.
    Ce qui implique que quoi que l’on fasse, il y aura toujours de nouveaux variants qui viendront contaminer la population, dont certains ne seront pas traités par les vaccins.

  2. A croire que c’est voulu Sur certain site il as été dit que c’était pour instaurer une dictature mondiale A Croire que c’est vrai continuons comme ça et ont verra bien ! ! ! ! ! ! !

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici