Covid-19 : Quel est le seuil d’anticorps protecteur contre une infection ?

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Covid-19 : Quel est le seuil d'anticorps protecteur contre une infection ?
Les chercheurs toulousains ont mené une étude sur près de 9 000 volontaires pendant un an. © Adobe stock

Le laboratoire de virologie du CHU de Toulouse vient de publier une étude sur les taux d’anticorps qui permettent de protéger contre une contamination après avoir infecté, vacciné ou les deux. Sommes nous mieux protégé contre la Covid-19 quand on a des anticorps ou est-ce le vaccin le plus efficace ?

Les anticorps de près de 9 000 salariés passés à la loupe

Le laboratoire de virologie du CHU de Toulouse a examiné à la loupe les taux d’anticorps de 8.758 de ses salariés. Le but : déterminer quels taux d’anticorps étaient les plus protecteurs. «Nous avons deux cohortes, celles des personnes infectées et vaccinées, et celle des personnes vaccinées sans infection préalable», indique Chloé Dimeglio, bio statisticienne, dans les colonnes du Journal of infection.  

3 niveaux d’anticorps

La bio statisticienne a établi les niveaux d’anticorps dans le sang qui permettent de protéger contre la Covid-19. « Ceux qui ont un titre d’anticorps totaux en deçà de 141 ont un taux de protection de 12,4 %. Pour ceux qui avaient un titre d’anticorps au-dessus de 1.700, il n’y avait eu aucune infection ou réinfection. Entre les deux, le taux de protection avoisine les 90 % de protection, ce qui veut dire qu’ils sont protégés à 90 % d’une infection et a fortiori d’une forme grave», détaille la chercheuse.

Les infectés non vaccinés très peu protégés

Parmi les salariés infectés par la Covid-19 mais non vaccinés, 79,3 % se retrouvaient trois mois après leur infection avec des titres d’anticorps totaux inférieur à 141. Ils étaient très vulnérables face au virus.

Les salariés vaccinés protégés à 90 %

Un mois après leur deuxième dose, les salariés vaccinés présentait un titre d’anticorps supérieur au seuil de 141. «Il y en a seulement quelques-uns au-dessus de 1.700 mais l’écrasante majorité se situe dans la catégorie intermédiaire », précise Chloé Dimeglio. Ils étaient donc protégés contre une nouvelle infection à hauteur de 90 % .

Infectés et vaccinés : une super immunité

Selon l’étude toulousaine, la très grande majorité des personnes infectées puis vaccinées présentait un titre d’anticorps supérieur au seuil des 1.700. Un résultat acquis en effet un mois après leur première injection. Certains des salariés atteignaient même le chiffre de 147.000, une super-immunité.

Source: Journal of infection  

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10 Commentaires

  1. Quel est l’intérêt de cette étude puisque le taux d’anticorps est calculé trois mois après pour les non vaccinés et un mois après pour les vaccinés et les infectés/vaccinés?
    Alors que nous savons que le taux d’anticorps baisse pour les trois au fil des mois.

  2. Les pourcentages ne veulent rien dire si l’on ne donne pas le nombre de personnes dans la cohorte étudiée, et celui des groupes témoins. C’est pour le moins des infos incomplètes et trompeuses

  3. Toute la manipulation de cette communication est visible dès le début : comparer des données à un 1 mois avec des données à 3 mois et prétendre trouver une conclusion sur un parti pris biaisé…

  4. Si l’intention de vouloir comparer les taux d’anticorps de ces 3 cohortes était louable, l’interprétation de ces résultats est hasardeux car les périodes de prélèvements à partir de la contamination et/ou de l’injection ne sont pas similaires + il n’est fait aucune référence à la mémoire immunitaire. Or, un taux d’Ac très bas ne signifie pas une absence de protection. Il faudrait prendre en compte la réaction immunitaire en cas de nouvelle rencontre avec le virus… et on s’apercevrait (peut-être) que ce taux serait multiplié par 10 en un temps record…

  5. Je suis d’accord avec gege… Des chiffres encore et toujours, non vérifiables par le commun des mortels. C’est un peu le passe temps favori de la France de nous abreuver de chiffres, de sondages. Et quand on pose des questions qui demandent un moment de réflexion, c’est silence complet. Je suis une non vaccinée, pas par esprit de contradiction. Mais atteinte d’une maladie de peau que l’on ne sait pas soignée, ayant fait une allergie grave au BCG bébé, quand je dis non, je veux savoir. Non, aucune crainte, et de toute manière comme on vous garde 1/4 h avant de vous laisser repartir, vous la ferez de suite votre allergie. Des réponses pareilles de soi disant professionnels, cela fait douter des études, des chiffres que l’on nous donne sans arrêt. Et combien coûte ces études ???? Gratuites sûrement…

  6. L’étude est étonnante est visiblement orientée vaccination et c’est dommage car la neutralité serait plus intéressante et enrichissante. En effet, il existe d’autres types d’immunités tel que l’immunité cellulaire entre autre.
    Une étude bien menée serait une étude qui étudie la totalité des immunités. Une personne avec une sérologie négative peut très bien avoir une immunité cellulaire très puissante par exemple. Il n’est pas possible de la mesurer chez le grand public car trop coûteuse mais pour une étude cela aurait été indispensable, à moins, que…l’étude soit faite pour orienter et non pour informer de manière réelle.
    Il y a par exemple des gens avec des sérologies très positives qui attrapent de nouveau le covid même variant ou autre variant (pcr positif) et d’autres qui ont des sérologies négatives suite à une infection au covid et qui pourtant ne le rattrapent pas alors qu’ils sortent et voient du monde. Il me semble que c’est tout de même un peu plus complexe qu’un simple seuil de sérologie.

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