Covid-19 : quels patients « à très haut risque » sont vaccinés ?

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Covid-19 : quels patients « à très haut risque » sont vaccinés ?

Depuis lundi, 850 000 patients peuvent se faire vacciner contre la Covid-19 quel que soit leur âge. Ces Français souffrent d’une pathologie à « très haut risque ». Les associations de patients saluent cette avancée tout en regrettant que la liste des maladies chroniques considérées comme prioritaires soit si restrictive.

Quels sont ces patients à très haut risque ?

850 000 patients sont appelés à se vacciner pour se protéger. Ces personnes jugées prioritaires sont :

  • atteintes d’un cancer et de maladies hématologiques malignes en cours de traitement par chimiothérapie,
  • touchées par une maladie rénale chronique sévère ou dialysées,
  • greffées ou souffrant de certaines maladies rares,
  • porteuses de trisomie 21,
  • atteintes de poly-pathologies chroniques, avec au moins deux insuffisances d’organes.

Qui a décidé quelle maladie était prioritaire ?

La liste de «vaccination en très haute priorité des personnes à très haut risque» est disponible sur le site du ministère de la Santé. Elle suit les recommandation de la Haute autorité de santé (HAS) et du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale présidé par Alain Fischer.

Une liste critiquée par les associations de patients qui la jugent trop restrictive. Fin juillet 2020, la HAS, le comité analyse, recherche et expertise (CARE) et le comité vaccin Covid-19 avaient été plus généreux dans l’attribution prioritaire des personnes malades. En effet, 23 millions de personnes étaient concernées :  les pathologies citées plus haut mais, toutes les maladies chroniques (maladies cardiovasculaires et diabètes par exemple), l’obésité ainsi que tous les Français de plus de 65 ans..

« Pourquoi pas nous ? »

Les associations défendent une vaccination pour tous les malades chroniques. Car les défenses immunitaires de ces derniers sont souvent très faibles. Ces personnes ont alors davantage de risque de développer une forme grave de la Covid-19. C’est le cas par exemple des personnes qui vivent avec le VIH.

«Il y a naturellement d’autres malades chroniques qui vont se dire : pourquoi pas nous ? On est encore dans une priorisation induite par la pénurie de vaccins… C’est compliqué pour les autres pathologies aussi, comme le VIH» témoigne Gilles Pialoux, chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Tenon (APHP) dans les colonnes du Monde. «On suit 3 000 patients VIH , beaucoup m’envoient des mails [pour savoir quand ils se feront vacciner], il faut leur expliquer que ce n’est pas pour tout de suite…» ajoute-t-il, amer.

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