Covid-19 : trois choses à savoir sur le variant brésilien

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Covid-19 : trois choses à savoir sur le variant brésilien

La ville de 2, 2 millions d’habitants de Manaus vit une tragédie. Le nouveau variant brésilien fait des ravages : un millier d’habitants meurt chaque jour. L’Italie et le Royaume-Uni ont fermé leurs frontières avec le Brésil. Les données scientifiques deviennent plus fournies. Trois faits à connaître sur le variant brésilien : taux de contagiosité, interaction avec le système immunitaire et vulnérabilité face aux vaccins.

1.Un virus résistant

Le variant brésilien contourne les réponses immunitaires des personnes déjà contaminées par la souche originale de la Covid-19. Lors de la première vague, 76 % des habitants de Manaus avait déjà été contaminée par la souche originale. Ces habitants ont alors développé des anticorps contre le SARS-CoV-2.Des informations issues d’une récente étude publiée dans Sciences le 6 janvier.

Pourtant, des milliers d’entre eux sont aujourd’hui contaminés par ce nouveau variant. L’étude rapporte le cas d’une Brésilienne contaminée par le Covid-19 en mai 2020. Elle a été réinfectée en octobre par un variant porteur de cette mutation. Une réinfection plus sévère que la première. Ce serait le signe que la mutation a causé une réponse immunitaire moins bonne chez la patiente estiment des chercheurs de l’Imperial College de Londres et des universités d’Oxford et de São Paulo. Leurs travaux ont été publié le 12 janvier dernier sur le site virological.org.

2.Plus contagieux

Comme les variants anglais et sud-africain, le variant brésilien est bien plus contagieux. D’autant plus que la ville de Manaus a relâché les gestes barrière suite à son immunité collective. Une hypothèse confirmée par Mike Ryan, épidémiologiste à l’ Organisation mondiale de la santé (OMS) lors d’une conférence de presse le 14 janvier dernier.

3.Les vaccins seraient bien efficaces contre ce variant

Les scientifiques estiment que les vaccins actuellement développés sont efficaces contre ce variant. Toutefois, impossible, pour le moment, de chiffrer leur taux d’efficacité. Ils jugent qu’il est inférieur à celui contre la souche originale. «Même si vous baissez en efficacité, vous allez normalement toujours avoir une neutralisation du virus», indique Vincent Enouf. Il est directeur de la plateforme mutualisée de microbiologie de l’Institut Pasteur, interrogé par le journal 20 Minutes.

En attendant, en Europe, le Royaume-Uni et l’Italie ont décidé de fermer leurs frontières aux personnes arrivant du Brésil.

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