Covid-19 : un pic attendu «fin décembre ou en janvier»

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Covid-19 : un pic attendu «fin décembre ou en janvier»
Les équipes hospitalières s'attendent à un pic de patients Covid pendant les fêtes de fin d'année. © Adobe stock

Martin Hirsch, directeur général des Hôpitaux de Paris estime que le pic de la cinquième vague se produira fin décembre ou début janvier. Un pic qui correspondrait au nombre de patients hospitalisés en soins critiques. Pourquoi cette date ?

Le pic de la cinquième vague est à venir

Actuellement, le nombre de patients Covid-19 hospitalisés en soins critiques est «relativement stable», observe Martin Hirsh, patron de l’AP-HP (Assistance publique – Hôpitaux de Paris). Au micro de France Inter, il estime que les conséquences sur l’hôpital de la cinquième vague, «si elle doit se produire», ne sont pas attendues avant  fin décembre ou en janvier».

Progression actuelle de 81 % de cas Covid

«En Ile-de-France, il y a un peu moins de 300 patients en soins critiques, dont un tiers à l’AP-HP», observe Martin Hirsh. Le nombre de cas quotidiens de Covid-19 a presque doublé en une semaine. Il était de 18 189 dimanche 21 novembre, contre 10 023 sept jours plus tôt : une progression de 81,4%. Dimanche, 8038 malades du Covid-19 étaient hospitalisés en France, contre 6500 il y a un mois auparavant. «La vaccination protège beaucoup mieux contre les formes graves» rappelle-t-il.

Covid, grippe et bronchiolite

Les soignants doivent faire face à plusieurs épidémies cet hiver : la grippe et la bronchiolite qui touche les plus petits.  «On soigne à peu près autant de patients avec un peu moins de personnel et avec un certain nombre de lits fermés. Ce qui explique en partie les tensions. Tout le monde serre les fesses. Ça ne peut pas tenir des mois et des mois bien évidemment », a alerté le responsable de l’AP-HP.

Manque de personnel

De plus, un millier de postes sur environ 18 000 ne sont pas pourvus à l’AP-HP. «Ça pèse, pas que sur les opérations, a-t-il assuré à France Inter. A cause de ce manque d’infirmiers, on a grosso modo 13% de nos lits fermés à l’AP-HP. On ne prend pas 13% de patients en moins mais 4 ou 5% en hospitalisation. En revanche, en hôpital de jour on prend 5% de patients en plus.»

8 Commentaires

  1. Pourquoi dans ces cas continuer à s’obstiner à obliger les soignants à se faire vacciner? Puisque principalement c’est la deuxième cause des fermetures de lits à l’AP-HP? La première étant économique.
    Après tout, les enseignants relativement exposés, ne sont pas obligés de se faire vacciner ou de présenter un pass sanitaire. Pourtant les conditions dans lesquelles ils travaillent sont chargées de miasmes en tous genres et la proximité les expose énormément. Les enfants paraissent aussi porteurs que les autres puisque l’on ferme les classes lorsqu’il y a un élève positif et qu’ils ont remis le masque en classe. Je ne comprends pas pourquoi on s’acharne alors sur le personnel soignant. Ils sont mieux placés que n’importe qui pour savoir ce qu’ils font…
    S’il vous plaît ne me servez pas de réponses antivacs, bobos, complotistes etc, juste des arguments qui tiennent la route et sensés et qui font avancer la question.
    Merci pour vos arguments à venir.

    • bien sur evdemment mais si n juge on ne peut que dire que cela est invraisemblable ceux sont ceux qui devraient etre vaccines qui ne le sont pas alors comment voulez vous convaincre les gens??????

    • Bonjour,
      Je pense qu’on impose la vaccination aux soignants parce qu’ils sont directement au contact de personnes atteintes du virus. Par conséquent ils risquent de le contracter et de le transmettre à d’autres malades affaiblies par d’autres pathologies dans d’autres services.
      Dans une école les élèves et les professeurs sont asymptomatiques signe à 90% ( à peu près) qu’ils sont en bonne santé le personnel enseignant risque largement moins de contracter et de transmettre le virus.
      L’hôpital et un lieu qui doit être aseptisé il est normal que le personnel le soit aussi en quelques sortes.
      De plus beaucoup de personnel soignants ont succombé à cause de l’exercice de leur fonction au contact de personnes contaminées par le virus. Je pense que l’exposition répétée augmente les chances d’être contaminé.
      Je me souviens d’un pompier en service qui me racontait qu’il avait contracté le virus 2x en étant asymptomatique mais pourtant contagieux il allait de maison en maison au contact de personnes en détresse cardiaque ou respiratoire ou autre et était susceptible de transmettre le virus à des personnes déjà affaiblies a contrario un professeur n’est absolument pas dans le même cas de figure même si il est vrai que la possibilité de se transmettre le virus dans une classe est plus élevée que dans d’autres milieux professionnels mieux aérés et mieux espacés.
      Le manque de personnel soignants ne date pas d’aujourd’hui rien n’a été envisagé avec l’arrivée des personnes nées en 1966/68/70 la période qui a connue un baby boom. Il est évident qu’avec l’âge les soucis de santé apparaissent et pourtant les effectifs soignants ne sont pas équilibrés en fonction du nombre de patients un médecin va se retrouver avec une charge de travail beaucoup plus importante. Aujourd’hui on retrouve beaucoup de médecins qui refusent de nouveaux patients. Les Infirmiere/infirmiers partent à la retraite et ne sont pas remplacés car la profession ne séduit plus. La France s’est toujours distinguée par la qualité de son système de santé mais je pense que ce système est a l’agonie et seuls ceux qui en auront les moyens financier seront bien soignés les autres devront s’armer de patience.
      Bonne journée à tous.

    • c’est simple tout le monde doit prendre ce médicament génétique avec l’application vaccin et comment peut on obliger les citoyens a prendre ce médicament? seulement en les empêchant d’exercer leur métier. Je ne suis pas antivaccins au autre, j’ai fait tous les vaccins depuis mon jeune enfance mais la j’ai un doute
      bonne chance a tous vaccinés ou pas
      PS Chacun est responsable de sa vie et les non vaccinées ne sont pas une charge virale plus importante que les vaccinées ils jouent, peut-être, seulement leur vie dans le pire des cas.

  2. Je me suis fait vacciner contre la grippe saisonnière depuis que j’en ai eu une très forte ! C’était il y a de cela une vingtaine d’années.
    Comme pour contrer les effets les plus mortels du Covid-19, un vaccin est apparu rapidement, j’ai aussitôt cautionné. Je viens d’avoir ma troisième piqûre vendredi dernier sans souci majeur, juste une bonne fatigue et je suis rassurée. Si j’attrape ce virus, j’espère que ce ne sera pas la forme grave, pulmonaire en particulier !
    Les chercheurs se sont évertués à trouver un vaccin dans des temps records, pourquoi polémiquer ?

    • Vous êtes d’une naïveté désarmante. Attendez les vaccins non ARN (type Valveva) aux effets secondaires inexistants (je parle en connaissance de cause. J’ai 34 ans en (très) bonne santé et je suis traité pour hypertension suite à ma première dose depuis donc 3 mois). Je n’en n’ai évidemment pas fait de seconde. Et on m’a dit à l’époque que cela ne durerait pas. Je ne suis pas un cas isolé bien sûr. Les risques de morts suite au vaccins figuraient sur le site de l’ANSM jusqu’en juillet dernier et ils ont mystérieusement disparus depuis lors. Mais sinon tout va bien…

  3. Je suis infirmière et je suis régulièrement en contact avec des virus, parasites et bactéries multi-résistantes. Je travaille dans une unité de soins de cancérologie qui accueille aussi des patients porteurs du virus du Covid. J’ai toujours appliqué les précautions recommandées, j’ai plusieurs fois fait des sérologies pour vérifier si j’ai été en contact avec le Covid et c’était à chaque fois négatif. Je ne souhaitais pas me faire vacciner mais j’étais obligée si je voulais continuer d’exercer ma profession.
    Nous avons tous un système immunitaire capable de défendre notre corps des agressions extérieures. Il peut dysfonctionner dans certains cas (maladie hématologique, traitement immunosuppresseur, maladie auto-immune, patrimoine génétique,…), être affaibli dans d’autres cas (infection déjà présente, surmenage, manque de vitamines et minéraux de bonne qualité,…), mais il peut aussi parfaitement remplir son rôle. Notre santé est individuelle, nous ne sommes pas tous égaux.
    Concernant l’éducation nationale, il est certain que les risques sont importants d’autant plus que les classes sont surchargées. Mais là aussi, avec une bonne aération et le respect des consignes, le risque diminue (si nos enfants-adolescents veulent bien s’y conformer).
    Je pense que chacun est responsable de ses propres choix et en assume la conséquence pour soi. Toutefois, nous évoluons au sein d’autres humains, qui méritent notre respect et qu’on ne mette pas en danger leur propre santé.
    Je suis humaine, j’ai pleinement conscience de ce qui est bon et juste pour moi et pour mon prochain.

    Le manque de personnel soignants trouve ses origines il y a presque 20 ans lorsqu’un gouvernement a décidé de diminuer le nombre de places dans les écoles d’infirmière. Les années suivantes ont vu partir à la retraite et en masse la génération « baby boom », pas assez de soignants sur le marché pour les remplacer. On réaugmente le nombre de places dans les écoles, mais il faut 3 ans pour former une infirmière… Le personnel actif et en nombre insuffisant récupère plus de patients à sa charge, s’épuise, râle pour se faire entendre. L’état en appelle aux autres pays : arrivée entre autres des infirmières d’Espagne qui demandent notre attention pour être encadrées et formées en plus de la charge de travail déjà existante et qui n’a pas diminué. Les infirmières fraîchement venues en renfort repartent dans leur pays car la situation est trop lourde pour elles… Aggravation de l’épuisement soignant toujours en place. Le gouvernement décide d’alléger la formation soignante afin d’accroître l’obtention du diplôme infirmier (suppression du contrôle écrit de fin de parcours, puis suppression de la pratique de fin de parcours,…). Sur le terrain on continue de former des étudiants de plus en plus novices…
    Puis arrive un jour le Covid, et là c’est l’hémorragie. Les soignants déjà épuisés craquent, ceux qui ne l’étaient pas encore s’épuisent, des étudiants arrêtent leur formation car c’est la désillusion. Nos directeurs écourtent la durée d’hospitalisation, on soigne plus de gens en moins de temps, les patients rentrent à domicile avec plus de soins. Le besoin en infirmiers s’accroît à domicile. La tension est telle à l’hôpital, que les infirmiers préfèrent partir faire du soin à domicile (on gagne mieux et on subit moins de pression). Le manque de personnel hospitalier qui s’accroît (arrêts maladie pour épuisement professionnel, fuite vers les soins à domicile, reconversions,…) oblige finalement les directeurs à fermer des lits. C’est mathématique, il n’y a pas assez d’étudiants actuellement en formation pour combler le manque de personnel et permettre la réouverture des lits, et un étudiant qui rentre aujourd’hui à l’école ne ressortira diplômé que dans 3 ans. Donc cette situation va perdurer encore quelques années même sans Covid…. Et ça, nous soignants, nous en avons conscience et nous le réalisons chaque jour de notre vie professionnelle.

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