Dépistage au Covid-19 : début des campagnes massives en France

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Dépistage du covid: débuts des campagnes
Close-up of young man getting PCR test at doctor's office during coronavirus epidemic.

Les campagnes de tests à grande échelle ont débuté ce lundi 14 décembre au Havre et à Charleville-Mézières. Très touchées par le Covid-19, les deux agglomérations, organisent ces dépistages sur la base du volontariat. Mais cette opération peut-elle être efficace malgré le faible nombre de participants ?

Identifier les asymptomatiques

Deux campagnes de dépistages massifs au Covid-19 ont commencé au Havre et à Charleville-Mézières ce lundi 14 décembre. Des tests PCR ou antigéniques ont été mis à disposition des habitants sur la base du volontariat dans les deux villes respectives. Site éphémère, labo, médecins libéraux, pharmaciens, ou certaines entreprises sont autant de lieux où se faire tester durant cinq jours. Les résultats des tests sont quant à eux disponibles en vingt minutes pour les tests antigéniques et en quelques heures pour les tests PCR. 

Les deux villes ont été les premières choisies pour ces dépistages car le virus y circule largement après plusieurs semaines de baisse, selon l’Agence régionale de santé (ARS). Ce vendredi, le taux d’incidence (nombre de cas de Covid-19 pour 100.000 personnes) régional a ainsi atteint 81,22, contre 70,71 le 8 décembre. Quant au département des Ardennes épargné au printemps, il présente aujourd’hui les indicateurs les plus dégradés de France.

« Ce type d’opération permet d’identifier les personnes contaminées à l’échelle d’une collectivité et susceptibles de transmettre le virus, sans le savoir  » précise Olivier Véran, ministre de la Santé qui s’est rendu au Havre lundi. À quelques jours des fêtes de Noël, les personnes qui se savent positives vont donc devoir protéger les autres en s’isolant. Dans la mesure où elles acceptent de se faire tester…

Peu de volontaires 

Car cette initiative n’a de sens que si les taux participation sont suffisamment élevés. Or, au Havre, “moins de 50% des habitants se sont portés volontaires”, avoue Édouard Philippe sur France Bleu. De même à Charleville-Mézières, le préfet du département, Jean-Sébastien Lamontagne espère « toucher entre 15 et 20% de la population ardennaise, soit environ 50.000 personnes ». Ce faible taux de participation ne saurait donc donner une idée précise du taux de contamination ni de l’impact collectif sur la circulation du virus. 

Pour l’épidémiologique Catherine Hill, c’est une mauvaise idée : “Ce n’est pas du tout un dépistage de masse ! C’est exactement comme si on était dans un immeuble infesté de souris, qu’on faisait venir le dératiseur et qu’on lui disait d’aller qu’à un seul étage sur 4. Après son départ, les souris se remettent à circuler ». De plus, les tests antigéniques peuvent être dangereux car moins fiables que les PCR. Certaines personnes pourraient donc être des faux-négatifs et relâcher leur comportement durant les fêtes. 

Dans les autres pays où les dépistages de masses ont été mis en place, le bilan est mitigé. En Slovaquie, le Premier ministre Igor Matovic déclarait avoir perdu le combat pour l’utilisation massive de tests comme alternative au confinement. 3,6 millions de personnes y ont été testées et 38.000 ont signalé un cas positif. Mais après une brève accalmie, les contaminations sont reparties à la hausse.

Source : Gouvernement.fr
À lire. Covid-19 : Les habitants de 4 villes massivement testés

4 Commentaires

  1. Le gouvernement en panique, il n’y a plus assez de cas pour nourrir le scénario anxiogène et pousser la population vers une injection dont on sait qu’elle ne sert à rien. Comment alors justifier un passe, qui institue une ségrégation pour un motif qui n’est donc plus sanitaire ?
    D’où le recours à cette notion aberrante des « cas », pour masquer l’échec complet de la stratégie vaccinale.

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