EXAMEN D’APTITUDE AU SPORT

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1. DEROULEMENT D’UN EXAMEN AU SPORT

La visite médicale de non-contre-indication à la pratique sportive recherche et évalue une incapacité à la pratique du sport.
Son objectif est d’informer le patient sur la pratique du sport.

La loi du 23 mars 1999 relative à la protection de la santé des sportifs et à la lutte contre le dopage prévoit que la première délivrance d’une licence sportive soit subordonnée à la production d’un certificat médical attestant l’absence de contre-indication à la pratique des activités sportives.

2. INTERROGATOIRE

• On doit rechercher les antécédents personnels ou familiaux  cardiovasculaires, métaboliques, allergiques…
• Les antécédents sportifs : participation à des compétitions ou seulement en loisir, blessures, nombre d’entrainement par semaine.
• Les facteurs de risque cardiovasculaire.

L’objection de cet examen clinique est la réduction du nombre de morts subites chez le sportif.  Lors de la visite de non-contre-indication à la plongée sous-marine, le médecin réalisera une otoscopie dans le cadre de l’évaluation du risque de barotraumatisme.

L’examen standard présente : la mesure du poids, la taille,  la mesure des plis cutanés permettant de mesurer l’adiposité.

L’examen des différents organes sera effectué : auscultation cardiaque et pulmonaire, statique du corps, examen ORL.

Un test physique qui permet d’évaluer l’aptitude d’une personne à la pratique sportive sera effectué. Il se déroule en trois étapes :

  • – Après un repos couché de quelques minutes, une prise de pouls du sujet donne la valeur de base du sujet.
  • – Ensuite, le sujet effectue ensuite debout 30 flexions complètes de jambes en 45 secondes, bras tendus devant lui. Suite aux 45 secondes d’effort, le pouls Pl est pris immédiatement;
  • – Le sujet s’allonge à nouveau, et le pouls P2 est pris exactement une minute après la fin des flexions.

C’est le test de RUFFIER.

3. EXAMENS COMPLEMENTAIRES

• Un électrocardiogramme (ECG) est effectué. Il recherche notamment un trouble de la conduction ou de la repolarisation.

  • • L’épreuve d’effort : elle est à faire face à des situations à risque, notamment en cas de douleur thoracique d’effort, d’anomalies retrouvé à l’ECG .
  • • Examens d’imagerie et biologiques · ils sont faits selon les données de l’examen clinique.

4. Certificat de non-contre-indication

La consultation est le plus souvent réalisée dans le cadre d’une demande de licence sportive. A la fin de la consultation, le sujet reçoit un certificat à son nom lui permettant d’exercer son sport.

5. LES BENEFICES DU SPORT

En dehors de l’intérêt évident pour le système cardiorespiratoire, l’activité sportive augmente la puissance musculaire préservant les articulations.

Attention à l’l’hyper-utilisation articulaire chez les sportifs de haut niveau mais également chez les sportifs amateurs qui ont des charges de travail extrêmement importantes potentiellement dangereuses pour les tendons et les cartilages dans les articulations.

En cas de surmenage, le patient est sujet à la survenue de blessures comme les entorses, les tendinopathies et les lésions méniscales.

6. BESOINS NUTRITIONNELS CHEZ LE SPORTIF

Lors d’une activité physique la dépense d’énergie est supérieure à celle utilisés au repos. Les contractions musculaires nécessitent une transformation d’énergie  via l’ATP (adénosine triphosphate), présent en faibles concentrations dans le muscle.

Le sportif doit donc augmenter ses apports afin de continuer son effort. 

Une évaluation des apports alimentaires  comparée à l’évaluation de la dépense énergétique, en prenant en compte le type d’activité sera réalisée afin d’évaluer les besoins du sportif. Elle est souvent réalisée par un diététicien.

En fonction de l’activité, les besoins varient.  Les apports énergétiques accrus des sportifs pratiquant des activités d’intensité élevée doivent être consommés sous forme de repas et de collations. Ceux-ci doivent être riches en énergie, apporter suffisamment de protéines et de micronutriments.

La déshydratation diminue la performance et expose au risque d’accident (coup de chaleur). De ce fait, l’hydratation est primordiale lors d’un effort physique.

Certaines baisses de performance peuvent être expliquées par un surentrainement. Le sportif ne présente aucune maladie mais devant la présence d’une activité importante mal encadrée et sans repos, il s’expose à des blessures. 

Il ne faut pas oublier que le surentrainement reste un diagnostic d’élimination. Il est évoqué seulement après avoir recherché une cause organique.


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