L’Allemagne, l’ancien bon élève de la crise sanitaire reconfine

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Ancien bon élève de la première vague de l’épidémie, la situation en Allemagne est aujourd’hui “hors de contrôle”, selon la chancelière Angela Merkel. Le gouvernement décrète donc un confinement partiel à partir de ce mercredi 15 décembre. Comment ce pays cité comme modèle dans la lutte contre le Covid-19 en est-il arrivé là ? 

Une situation hors de contrôle

Dès mercredi, les commerces « non-essentiels » et les écoles seront fermés jusqu’au 10 janvier en Allemagne. Le gouvernement veut réduire « la croissance exponentielle » des infections liées au Covid-19, avant les fêtes de fin d’année. Un coup dur pour le pays qui a été l’exemple à suivre lors de la première vague du printemps. Aujourd’hui les Allemands paient le retard pris dans les décisions politiques, mais aussi une forme de relâchement de la population : l’extrême-droite attise la méfiance envers les règles sanitaires dans certaines régions. C’est le cas dans l’État de Saxe, bastion de l’extrême-droite AfD et l’un des plus touchés. 

Ce retard politique s’explique aussi par le fait que la chancelière ne puisse prendre ses décisions seules. Cette dernière souhaitait un confinement beaucoup plus strict dès octobre. Mais les présidents des 16 Länder devaient donner leur accord. Or, les derniers moins touchés ont ont refusé. Si l’Allemagne est l’un des pays en Europe les mieux équipés, aujourd’hui certains hôpitaux sont déjà saturés : près de 80 % des lits de réanimation sont occupés. L’épidémie n’est plus sous contrôle : « Nous avons beaucoup de morts. […] Il est urgent d’agir », d’après la chancelière Angela Merkel. 

Relâchement de la population

Selon Hélène Kohl, correspondante d’Europe 1, il y aurait eu de petits arrangements avec les règles dans beaucoup de restaurants. Depuis le 1er novembre, annonce de la fermeture des restaurants et des bars, dans certaines rues de Berlin, »on se retrouve avec quasiment tous les restaurants ouverts et des gens qui s’attroupent pour boire un vin chaud, en enlevant le masque ». Le contre-exemple est celui des Irlandais. Confinés depuis octobre de façon assez stricte, ils ont repris le contrôle sur l’épidémie.

Cette crainte du relâchement est aussi bien présente en France. En effet, un peu partout en France s’organisent des fêtes clandestines, comme ça a été le cas à Marseille dans la nuit de samedi 14 décembre à dimanche 15 décembre, qui a réunit 500 personnes, sans respect des règles sanitaires, comme on l’imagine… Par ailleurs, les conditions relatives aux visites dans les EPHAD seront assouplies dès mardi 15 décembre, « afin de permettre aux résidents de vivre sereinement les fêtes de fin d’année » précisent les autorités. Mais si pour es acteurs du secteur cette souplesse temporaire était nécessaire, la crainte d’un relâchement qui serait dramatique reste présente.

Source : Europe 1
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