Le confinement dégrade l’hygiène de vie des Français

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Confinement et hygiène de vie

Selon une enquête de l’Inserm menée au printemps, le premier confinement a induit des changements négatifs de comportements chez de nombreux Français. 80 % des 4 005 personnes ayant participé à cette étude publiée le 26 novembre affirment avoir fait moins de sport ou mangé moins équilibré. Ces changements seraient en partie liés à la peur de l’épidémie.

Cinq critères retenus

Cette enquête a été réalisée par questionnaire entre le 8 et le 20 avril. Elle a retenu cinq critères : temps passé devant les écrans, grignotage, consommation de fruits et légumes, exercice physique et marche. Résultats : « 60% des participants marchaient moins qu’avant, 59% passaient plus de temps devant les écrans et 45% faisaient moins d’exercice en intérieur », précise l’Inserm.

Les personnes les plus concernées par ces comportements étaient des hommes, des personnes exposées à des problèmes financiers liés au confinement, et celles vivant en ville ou souffrant d’obésité.

L’angoisse de tomber malade

Selon les chercheurs, ces comportements s’expliqueraient aussi par un sentiment de vulnérabilité. Ceux qui avaient ce ressenti « osaient moins sortir car ils craignaient d’être infectés. La peur est paralysante et peut entraîner un repli, des décisions défensives ou un isolement. Ce qui s’est traduit ici par une moins bonne hygiène de vie », précise Aymery Constant, un des auteurs de l’enquête.

L’étude a également questionné les participants sur leur consommation de tabac et d’alcool. « 15% se sont mis à boire plus et 21% à boire moins, tandis que 22% ont fumé davantage et 17% ont réduit leur tabagisme, sans que les auteurs aient pu associer de profil significatif à ces changements », ajoute l’Inserm.

Enfin, les chercheurs ont aussi observé des modifications positives de comportement : 18 % des participants ont réduit leur grignotage et 13 % augmenté leur consommation de fruits et légumes. En outre, 11 % ont fait davantage de sport à la maison.

Ici, ces changements seraient associés « à un bon niveau de confiance envers les mesures gouvernementales ». Cela aurait « incité à l’adoption de mesures positives pour se maintenir en bonne santé, lutter contre le surpoids ou la prise de poids, des facteurs de gravité de la Covid-19 », souligne l’étude.

 

 

 

 

 

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