Lutte contre la Covid-19 : le Danemark abat 15 à 17 millions de visons

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silver mink in a cage

Le Danemark a annoncé le 4 novembre qu’une mutation du Covid-19, apparue dans plusieurs de ses élevages de visons, avait été transmise à 12 personnes. Cette mutation pourrait menacer l’efficacité des futurs vaccins contre le Sras-CoV-2. Le gouvernement danois a donc décidé d’abattre la totalité de ces animaux présents dans les fermes de son territoire. Une mesure qui devrait coûter au moins 670 millions d’euros au royaume, premier exportateur mondial de peaux de visons.

Une situation jugée « très très sérieuse » par la première ministre danoise

La situation est « très, très sérieuse », a expliqué, citée par Le Monde, la première ministre danoise Mette Frederiksen. Depuis le mois de juin, le royaume est confronté à une épidémie de coronavirus dans plusieurs de ses élevages de vison. Or, le virus muté détecté chez ces petits mammifères résiste mieux aux anticorps développés suite à une infection au virus initial.

Les scientifiques craignent que ce variant (baptisé « cluster 5 ») résiste aux vaccins développés contre le Covid-19. Le Danemark, premier exportateur mondial de peaux de visons, a donc décidé d’abattre par précaution tout son cheptel, soit 15 à 17 millions d’animaux.

Pour l’instant, la mutation du virus n’a pas donné de formes plus graves aux personnes infectées. Mais il s’agit surtout d’éviter que ce variant potentiellement résistant aux futurs vaccins ne se répande dans la population.

L’OMS suit la situation de près

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a indiqué suivre la situation de près en lien avec Copenhague. Elle a aussi précisé le 6 novembre que cinq autres pays (les Pays-Bas, l’Espagne, la Suède, l’Italie et les Etats-Unis) avaient rapporté des cas de SRAS-CoV-2 dans des élevages de visons. L’OMS demande de nouvelles études sur la forme variante repérée au Danemark et sur ses conséquences sur le développement des traitements et des vaccins.

En France, l’Académie nationale de médecine et l’Académie vétérinaire de France proposent de renforcer la surveillance des coronaviroses animales, en particulier chez les mustélidés (visons et furets). Les deux institutions recommandent aussi « d’éviter tout contact entre les personnes potentiellement infectées par le SARS-CoV-2 et leurs animaux de compagnie, notamment les furets, et d’observer les mêmes mesures barrière que vis-à-vis des personnes de leur entourage (port du masque, lavage des mains) ».

5 Commentaires

  1. que vous ont fait ces visons les détruire pour rien est un crime surtout pour un virus qui n’est qu’une bactérie soigner déjà normalement les gens et arrentez de vous en prendre a des animaux qui vous on rien demande deja les elever pour leur fourure est un crime et qu’une solution pour gagner de l’argent facilement sur le dos des animaux que l’on dit aimer ??!!!

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