Pfizer expérimente un traitement contre la Covid sous forme de pilule

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Pfizer expérimente un traitement contre la Covid sous forme de pilule
Pfizer veut remplacer la vaccination contre une pilule pour prévenir les formes graves de la Covid-19. © Adobe Stock

Le laboratoire Pfizer a débuté des essais cliniques autour d’une pilule pour lutter contre le coronavirus. Si les résultats sont concluants, ce médicament devrait être commercialisé d’ici la fin de l’année. 60 volontaires de deux pays participent actuellement à cet essai. Qui sont-ils ?

Des volontaires de 18 à 60 ans

Deux établissements de Pfizer testent un traitement anti-Covid sous forme de pilule. L’un est situé aux États-Unis, l’autre en Belgique. Ce médicament s’appelle le “PF 07321332”. Il est actuellement administré sur 60 volontaires âgés de 18 à 60 ans.

Une pilule antiviral sur-mesure

Ce nouveau traitement est un «inhibiteur de protéase». C’est un véritable «antiviral sur mesure» mis au point pour cibler directement la «colonne vertébrale» du virus explique Pfizer dans un communiqué. Ainsi cette pilule empêche le virus de se développer dans les fosses nasales, la bouche et les poumons.
«Nous avons conçu PF-07321332 comme une thérapie orale potentielle qui pourrait être prescrite au premier signe d’infection, sans exiger que les patients soient hospitalisés ou en soins intensifs», développe Mikael Dolsten, directeur scientifique chez Pfizer, dans un communiqué.

Commercialisé fin 2021 ?

Si cet essai clinique est concluant, le laboratoire américain testera son traitement sur des personnes atteintes de la Covid pendant 28 jours, dans une phase de dépistage. La commercialisation est déjà programmée d’ici la fin de l’année. Si tout se passe comme prévu…

Source : Communiqué de Pfizer.

5 Commentaires

  1. L’institut Pasteur de Lille ne fait-il pas déjà des tests de pilules anti covid19 mis au point dans son laboratoire ? Je crois qu’il manquait un peu d’argent pour terminer !
    Faut-il encore une fois passer les labos américains en tête, leurs payer grassement leurs produits et ignorer nos chercheurs ?

  2. Il n’est pas besoin de stigmatiser ceux qui trouvent et peuvent gagner potentiellement de l’argent (vous travaillez pour rien, vous?), et, de plus, en prenant des risques financiers. En France, nous avions une excellente recherche, mais cela demande des financements massifs publics et privés (où sont-ils? On préfère financer le “cocooning” social, dispendieux et inefficace), des chercheurs bien payés (cela vous plairait si vous étiez chercheur, d’être payé une misère, de subir une hiérarchie administrative paralysante, alors qu’ailleurs vous seriez payé 5 à 10 fois plus, avec des moyens techniques au plus haut niveau? Alors, que nos chercheurs s’expatrient, quoi de plus humain?).
    Regardons lucidement nos faiblesses, nos iniquités vis à vis de ceux qui sont une richesse scientifique et technique, et arrêtons la démagogie.
    Un de mes neveux, chercheur, est parti, il y a des années au Canada, et il n’est pas prêt de revenir!
    Quant un pays méprise et pressure les gens utiles (chercheurs, médecins, infirmières, pompiers, …) que voulez-vous qu’il advienne?

    • Un petit détail, Devals, tout de même :
      Aux Etats-Unis, les étudiants s’endettent sur dix ans pour payer leurs études.
      En France, tout est gratuit. Donc, quand un chercheur français, formé en France, part se gaver en Amérique du nord, c’est un peu comme si vous aviez arrosé le jardin du voisin…
      Quant au soit-disant mépris de l’état français vis à vis de ses citoyens, allez donc demander aux américains sans couverture santé ce que cela leur coute de se faire soigner de la covid là-bas. Demandez aussi aux indiens, tant que vous y êtes, s’il savent ce que veut dire chômage partiel et l’expression quoi qu’il en coute ! Vous réaliserez peut-être, après réflexion, que vous n’êtes pas si mal en France…

  3. C’est une honte en France, nous avons des personnes compétentes dans beaucoup de domaines mais ils ne sont pas aidés financièrement donc ils à l’étranger pour apporter leur savoir, et je les comprends par contre pour aller sur Mars, il
    Y a de l’argent, je n’en dirais pas plus…

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