Sanofi et Pasteur : le point sur les vaccins français

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Sanofi et Pasteur : le point sur les vaccins français

Les deux groupes Sanofi et Pasteur sont à la peine pour leur vaccin. La phase d’études cliniques de Sanofi n’en finit pas. Le vaccin français est prévu en fin d’année. En attendant, le groupe  s’occupe autrement. Côté Pasteur, l’humeur est plutôt morose…

Sanofi en pleine polémique

En attendant de voir des flacons de vaccin contre la Covid-19 estampillés « Sanofi », le groupe français se rend utile. Il met ses capacités industrielles au service du géant Pfizer. En effet, Sanofi va conditionner le vaccin Pfizer/BioNTech. «Nous devrions pouvoir fournir plus de 100 millions de doses d’ici la fin de l’année, qui seront destinées à l’Union européenne», a déclaré Paul Hudson, directeur général, dans les colonnes du Figaro. Une mesure pour tenter de redorer le blason du groupe pharmaceutique français au cœur d’une polémique.  En pleine crise sanitaire, Sanofi supprimerait 400 postes en France dans sa branche Recherche et Développement.

Abandon de Pasteur

Le temps n’est pas au beau fixe non plus chez Pasteur. L’Institut, qui est censé être à la pointe de la recherche française sur les maladies infectieuses, n’a pas abouti son vaccin. «C’est une déception. Mais les arguments contre la poursuite du projet sont trop forts», constatait dépité Stewart Cole, directeur général de l’Institut Pasteur, le 25 janvier.

Chez l’animal, le candidat-vaccin de Pasteur avait montré des résultats convaincants. Puis, le vaccin fut évalué chez 90 patients pour mesurer l’innocuité, la tolérance et les réponses immunitaires.  Celles-ci «ne sont pas à la hauteur de nos attentes», se justifiait Stewart Cole.

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9 Commentaires

  1. peut être que sanofi et l’institut pasteur ont une meilleure éthique que pfizzer et modrne et autres !!!
    Ils ne sont pas prêts à commercialiser un vaccin qui a des effets secondaires néfastes et mêmes mortels

    • chegut> Vous faites, je pense, un oubli de la fréquence de base …
      Il n’y a probablement jamais existé un vaccin au monde sans effets secondaires néfastes ou pire. Il y a probablement toujours eu, jusqu’ici, des “micro-niches” de patients (avec des circonstances extrêmement particulières, identifiables ou pas après coup, donc) qui demeurent inanticipable/non-anticipable.
      Je veux dire, comment déterminer à l’avance par des études aussi bien construites et aussi nombreuses soient t-elles qu’un patient sur 300 000 en mourra …?
      (Désolé pour le néologisme

  2. A Vanesa Pageot
    Vous oubliez, volontairement ou par manque de recherche, les deux vaccins innovants de pasteurs toujours poursuivis ayant finis la phase animal…..L’un a même paru un rapport dans une revue spécialisée dans le domaine.
    Je vous laisse chercher, c’est vous la spécialiste, n’est-il pas????

  3. C’est un problème de stratégie, Sanofi a choisi le domaine ou il est expert mais ils ont eu un problème de formulation et c’est long pour recommencer: un an.Au niveau de l’innovation c’est un gros raté
    Avec l’arm c’est plus rapide mais attention au problème de logistique il y en aura surtout avec cette pression, prévoir des millions de doses sans alea de la production impossible.
    Je suis très déçue par contre par le délai de Sanofi pour aider pour la fabrication du conditionnement Pfizer, il me semble que Sanofi aurait la capacité de s’adapter plus vite…

  4. Pasteur et Sanofi ont raté leurs arrivés dans l’issu d’un vaccin, probablement par un manque d’investissements de la part de l’état et d’investisseurs privés, mais ils seront présents dans les années futures puisque le COVID risque de s’installer dans le temps, il faudra se faire vacciner tous les ans car l’immunité est de courte durée.

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