Vaccination des soignants : obligatoire en septembre ?

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Vaccination des soignants : obligatoire en septembre ?
Les soignants doivent se faire vaccinés pendant l'été a tranché le ministre de la Santé. © Adobe stock.

Olivier Véran lance un ultimatum. Il donne l’été «pour que tout le monde ait eu le temps de faire son choix et de se faire vacciner». Si la vaccination des soignants est insuffisante en septembre, «nous irons vers une vaccination obligatoire », a assuré le ministre de la Santé, mardi 29 juin sur France Info.

Le ministre de la santé hausse le ton

« Il nous faut une loi pour pouvoir aller vers une vaccination obligatoire des soignants », a fait valoir Olivier Véran, ministre de la santé. Face à la menace du variant Delta, il veut passer à la vitesse supérieure. « On a donné la date de septembre, on se donne l’été pour que tout le monde ait eu le temps de faire son choix et de se faire vacciner. Après quoi, si la vaccination est insuffisante, nous irons vers une vaccination obligatoire.»

Le 17 juin, le ministre avait déjà passé un appel à la vaccination au personnel médical et paramédical, en particulier dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

L’exemple du vaccin contre l’hépatite B

La vaccination obligatoire pour les soignants n’est pas une première en France. Olivier Véran a ainsi rappelé :  «On ne peut pas travailler dans un hôpital si on n’est pas vacciné contre l’hépatite B.»

Quels sont les chiffres de la vaccination chez les soignants ?

Au niveau national, selon les chiffres de Santé publique France  au 17 juin :

  • 72,2 % des médecins ont reçu une première injection,
  • 58,7 % des infirmiers
  • 50 % des aides-soignants.

Le journal Le Monde a communiqué, le 18 juin dernier, un document interne à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Si 91 % du personnel médical (21 730 médecins, internes et externes) de l’AP-HP ont reçu au moins une dose depuis le 1er janvier, 54 % du personnel dit non médical (58 297 infirmiers, aides-soignants, personnels de rééducation, médico-techniques ou socio-éducatifs…) n’étaient pas vaccinés à cette date.  

Les soignants peu vaccinés en Ehpad

La part des soignants vaccinés est de «50 % et quelques en Ehpad, ce n’est pas suffisant», a souligné, mardi 29 juin, Olivier Véran. «On ne prendra pas le risque à la rentrée d’exposer des personnes fragiles et âgées du fait que les soignants ne se font pas vacciner», a-t-il affirmé. Le ministre de la santé a voulu nuancer ses propos . «Parce que leur boulot est compliqué, parce qu’ils en ont ras le bol, qu’ils ont eu une année qui est très difficile, je leur dis juste que la seule manière de nous en sortir est de reléguer le Covid aux oubliettes.»

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3 Commentaires

  1. ??? j enrage contre cette dictature. Le monde est devenu fou d’accepter cela. Les « apprentis sorciers » qui manipulent des virus et les propagent pour mieux asservir les gens après. Et personne ne se révolte ?

  2. Le code de Nuremberg – 1947
    Le « Code de Nuremberg » établit une liste de dix critères contenue dans le jugement du procès des médecins de Nuremberg (décembre 1946 – août 1947) qui précisent les conditions auxquelles doivent satisfaire les expérimentations pratiquées sur l’être humain pour être considérées comme « acceptables »
    1. Le consentement volontaire du sujet humain est absolument essentiel. Cela veut dire que la personne intéressée doit jouir de capacité légale totale pour consentir : qu’elle doit être laissée libre de décider, sans intervention de quelque élément de force, de fraude, de contrainte, de supercherie, de duperie ou d’autres formes de contraintes ou de coercition. Il faut aussi qu’elle soit suffisamment renseignée, et connaisse toute la portée de l’expérience pratiquée sur elle, afin d’être capable de mesurer l’effet de sa décision.
    Avant que le sujet expérimental accepte, il faut donc le renseigner exactement sur la nature, la durée, et le but de l’expérience, ainsi que sur les méthodes et moyens employés, les dangers et les risques encourus; et les conséquences pour sa santé ou sa personne, qui peuvent résulter de sa participation à cette expérience.
    L’obligation et la responsabilité d’apprécier les conditions dans lesquelles le sujet donne son consentement incombent à la personne qui prend l’initiative et la direction de ces expériences ou qui y travaille. Cette obligation et cette responsabilité s’attachent à cette personne, qui ne peut les transmettre à nulle autre sans être poursuivie.
    2. L’expérience doit avoir des résultats pratiques pour le bien de la société impossibles à obtenir par d’autres moyens: elle ne doit pas être pratiquée au hasard et sans nécessité.
    3. Les fondements de l’expérience doivent résider dans les résultats d’expériences antérieures faites sur des animaux, et dans la connaissance de la genèse de la maladie ou des questions de l’étude, de façon à justifier, par les résultats attendus, l’exécution de l’expérience.
    4. L’expérience doit être pratiquée de façon à éviter toute souffrance et/ou dommage physique et mental, non nécessaires.
    5. L’expérience ne doit pas être tentée lorsqu’il y a une raison, a priori, de croire qu´elle entraînera la mort ou l’invalidité du sujet, à l’exception des cas où les médecins qui font les recherches servent eux-mêmes de sujets à l’expérience.
    6. Les risques encourus ne devront jamais excéder l’importance humanitaire du problème que doit résoudre l’expérience envisagée.
    7. On doit faire en sorte d’écarter du sujet expérimental toute éventualité, si mince soit-elle, susceptible de provoquer des blessures, l’invalidité ou la mort.
    8. Les expériences ne doivent être pratiquées que par des personnes qualifiées. La plus grande aptitude et une extrême attention sont exigées tout au long de l’expérience, de tous ceux qui la dirigent ou y participent.
    9. Le sujet humain doit être libre, pendant l’expérience, de faire interrompre l’expérience, s’il estime avoir atteint le seuil de résistance, mentale ou physique, au-delà duquel il ne peut aller. 
    10. Le scientifique chargé de l’expérience doit être prêt à l’interrompre à tout moment, s’il a une raison de croire que sa continuation pourrait entraîner des blessures, l’invalidité ou la mort pour le sujet expérimental.
    (Extrait du jugement du TMA, Nuremberg, 1947. Trad. française in F. Bayle, Croix gammée contre caducée. Les expériences humaines en Allemagne pendant la Deuxième Guerre Mondiale, Neustadt, Commission scientifique des Crimes de guerre, 1950.)

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