Fruits et légumes : résidus de pesticides dans 63 % des produits non bio

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Fruits et légumes : résidus de pesticides dans 63 % des produits non bio

L’ONG  Générations futures vient de publier un rapport sur la présence de pesticides dans les fruits et légumes. Le bilan est édifiant. Quels sont les pesticides retrouvés ? Les produits bio en contiennent-ils aussi ?

Deux tiers des fruits et légumes contaminés

L’ONG Générations futures vient de publier un rapport sur les résidus de pesticides sur les produits alimentaires . Elle a travaillé à partir des données de Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Deux tiers des produits de l’alimentation (fruits, légumes et céréales) sont contaminés à au moins un pesticide.

Des pesticides perturbateurs endocriniens

La semaine précédente, l’association l’UFC-Que Choisir avait pointé du doigt la contamination des fruits et légumes par des pesticides à risques. L’association avait analysé 14 000 échantillons de produits bio et non bio. 50 % des fruits et légumes contenaient des traces de pesticides.  Les experts ont retrouvé deux substances particulièrement nocives :

  • le pyriproxyfène, perturbateur endocrinien soupçonné d’être lié à des malformations de la tête,
  • le fludioxonil, fongicide suspecté d’être un perturbateur endocrinien.

Le bio est indemne

Les produits bio sont indemnes des résidus de pesticides. Cependant, «les professionnels de la bio ne peuvent, pour le moment, pas garantir de vendre des produits totalement exempts de résidus de pesticides chimiques de synthèse», nuance l’Agence Française pour le Développement et la Promotion de l’Agriculture Biologique.  Effectivement, les polluants sont encore présents dans les sols et dans l’eau pour de nombreuses années, même ils ne sont plus utilisés.

Enlever la peau pour éliminer les pesticides

En épluchant vos fruits et légumes, vous les débarrasserez de moitié les pesticides. Pensez à les laver après l’épluchage.  Quand vous le pouvez, achetez certains produits qui ne peuvent pas s’éplucher en bio comme les framboises. «Mais il n’est pas admissible de devoir obliger les consommateurs à se reporter sur une offre plus chère, alors que ces constats globaux inquiétants sont le résultat d’un cadre réglementaire particulièrement laxiste», s’insurge l’UFC-Que Choisir.

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