Dans une société où la sexualité féminine a longtemps été soumise à des jugements moraux, une nouvelle étude britannique apporte un éclairage intéressant sur l’importance accordée au nombre de partenaires sexuels dans les relations amoureuses actuelles. Les résultats suggèrent une évolution notable des mentalités, mais avec des nuances significatives selon les générations.
Un critère qui perd de son importance
L’enquête menée par Lovehoney au Royaume-Uni révèle une tendance majoritaire : 70% des personnes interrogées ne considèrent pas le nombre de partenaires sexuels comme un facteur déterminant pour s’engager dans une relation sérieuse. Ce chiffre témoigne d’une évolution progressive des mentalités vers une plus grande acceptation des parcours sexuels diversifiés.
Toutefois, l’étude montre également qu’une minorité significative de 29% des répondants estime que ce critère reste important dans leur choix de partenaire, signe que les jugements liés au « bodycount » n’ont pas totalement disparu.
Des différences générationnelles marquées
Les seniors, champions de la tolérance
Étonnamment, c’est chez les plus de 65 ans que l’on trouve la plus grande ouverture d’esprit. 84% des seniors estiment que le nombre d’ex-partenaires n’a aucune importance dans une relation amoureuse. Cette attitude pourrait s’expliquer par leur vécu de la révolution sexuelle des années 60-70 et par la sagesse acquise avec l’âge.
Les 55-64 ans, entre tradition et modernité
Pour cette tranche d’âge, 15% considèrent encore le nombre de partenaires comme un critère significatif, avec une préférence pour un « bodycount » situé entre 5 et 10 partenaires.
La génération intermédiaire (35-54 ans)
Ces adultes se montrent plutôt modérés dans leurs attentes, jugeant acceptable d’avoir eu entre 3 et 10 partenaires sexuels avant la relation actuelle.
Les jeunes adultes, plus conservateurs qu’on ne le pense
Contrairement aux idées reçues, les millennials et la génération Z semblent plus attachés à ce critère. Moins d’un quart d’entre eux affirme ne pas se soucier du nombre d’ex-partenaires, la majorité exprimant une préférence pour un nombre relativement restreint (3 à 5).
Une question genrée
L’étude révèle également que les femmes sont légèrement plus susceptibles que les hommes de préférer un partenaire ayant eu un nombre modéré de relations sexuelles antérieures. Cette différence, bien que subtile, interroge sur la persistance de certains stéréotypes de genre dans la perception de la sexualité.
L’expérience de vie, facteur de tolérance
Les résultats suggèrent clairement que l’âge et l’expérience tendent à relativiser l’importance du « bodycount » dans l’appréciation d’un partenaire. Plus on avance dans la vie, plus on semble capable de dissocier la valeur d’une personne et d’une relation de son passé sexuel.
Cette évolution vers davantage de tolérance pourrait refléter une maturité émotionnelle croissante, permettant de privilégier d’autres critères comme la compatibilité, la communication et les valeurs partagées plutôt que des chiffres relatifs au passé.


