Chaque année, les beaux jours s’accompagnent d’un danger méconnu mais bien réel. Entre juillet et août, les envenimations par piqûres d’insectes atteignent leur apogée. Une récente étude menée conjointement par l’Anses et Santé publique France met en lumière des chiffres préoccupants, notamment concernant les frelons.
Une menace sous-estimée pendant la période estivale
Les données récoltées entre 2014 et 2023 révèlent une tendance stable du nombre d’envenimations. Toutefois, c’est durant les mois de juillet et août que les incidents se multiplient de manière significative.
Si les guêpes sont impliquées dans 37% des cas recensés, suivies par les frelons à 25% et les abeilles à 19%, c’est la gravité des piqûres qui interpelle les spécialistes.
Les frelons responsables de quatre cas graves sur dix
Malgré leur responsabilité dans seulement un quart des piqûres, les frelons provoquent 38% des envenimations graves. Cette dangerosité s’explique notamment par leur capacité à piquer à plusieurs reprises, contrairement aux abeilles.
Les guêpes partagent cette caractéristique avec les frelons, ce qui accroît le risque d’injection répétée de venin. Au total, 1,5% des envenimations recensées présentent une gravité potentiellement mortelle.
Les personnes âgées particulièrement vulnérables
Les individus de plus de 60 ans constituent une population à risque accru. Plusieurs signes d’alerte doivent alerter : urticaire généralisée, œdème de la gorge ou chute de tension artérielle.
Réagir face à une urgence vitale
Une unique piqûre peut déclencher des réactions allergiques d’une extrême gravité. Face à des symptômes comme l’urticaire, un œdème, des difficultés respiratoires, un malaise ou des douleurs thoraciques, il est impératif d’appeler le 15 ou le 112.
Les piqûres localisées dans la bouche ou la gorge exigent une prise en charge médicale rapide. Pour les personnes dont l’allergie est déjà identifiée, l’utilisation d’un stylo auto-injectable d’adrénaline peut sauver des vies.
Comment se protéger et gérer la découverte d’un nid
La prévention reste la meilleure arme contre ces dangers. Respecter une distance de sécurité de 5 mètres autour de tout nid découvert constitue la règle de base.
Toute tentative de destruction personnelle est vivement déconseillée. Les pièges artisanaux s’avèrent également inefficaces et peuvent augmenter les risques.
Faire appel aux professionnels
En cas de découverte d’un nid, il convient de contacter sa mairie ou un professionnel qualifié. Seuls ces intervenants disposent de l’équipement et de l’expertise nécessaires pour une élimination sécurisée.


