Les chercheurs en psychologie évolutionniste se penchent régulièrement sur les mécanismes de l’attirance humaine. Une récente publication scientifique apporte un nouvel éclairage sur les critères physiques qui retiennent l’attention masculine, avec des résultats qui bousculent certaines idées reçues.
Des conclusions surprenantes sur les critères d’attirance
Publiée en 2026 dans la revue Evolutionary Psychology, cette recherche menée auprès de près de 400 hommes norvégiens dévoile une hiérarchie inattendue dans les préférences corporelles. Les résultats montrent que les fessiers l’emportent largement, avec une note moyenne de 3,91 sur 5, contre seulement 3,37 pour la poitrine.
Plus révélateur encore : aucun participant ne s’est déclaré exclusivement attiré par les seins, tandis que 18 % des répondants manifestent une préférence marquée pour les fesses, attribuant une note de 4,5 à cette caractéristique.
Quatre profils distincts identifiés
L’analyse des données a permis de distinguer plusieurs catégories d’hommes selon leur sensibilité aux attributs physiques. Le groupe majoritaire, représentant 53 % des participants, accorde une importance capitale à l’apparence corporelle dans son ensemble.
À l’opposé, 9 % des hommes interrogés se révèlent peu sensibles à ces critères physiques, une minorité qui intrigue particulièrement les chercheurs. Entre ces deux extrêmes, 20 % manifestent un intérêt modéré pour l’apparence.
L’influence des valeurs personnelles
L’étude met en lumière un lien significatif entre convictions personnelles et priorités esthétiques. Les hommes défendant des valeurs égalitaires tendent à minimiser l’importance de l’apparence physique dans l’attirance.
À l’inverse, le matérialisme et la recherche de statut social amplifient considérablement l’attention portée aux caractéristiques corporelles.
Une explication ancrée dans l’évolution
Pour les scientifiques, ces préférences ne relèvent pas du hasard. Les courbes féminines véhiculeraient des informations biologiques essentielles : jeunesse, fertilité et réserves énergétiques. Ces signaux auraient favorisé, au fil de l’évolution, la sélection de partenaires potentiellement fertiles.
L’attirance pour les fessiers serait ainsi une caractéristique profondément enracinée, plus stable et universelle que d’autres préférences physiques.
Des limites reconnues par les auteurs
Le chercheur Mehmetoglu reconnaît les contraintes de son travail. L’échantillon, composé uniquement d’hommes norvégiens interrogés au printemps 2023, reflète une société particulièrement égalitaire qui pourrait influencer les résultats.
Il préconise de reproduire cette enquête dans des contextes culturels différents, notamment dans des sociétés où les inégalités sont plus marquées. Les 395 participants ayaient rempli un questionnaire évaluant l’importance relative des différentes caractéristiques physiques.
Vers de nouvelles pistes de recherche
Les scientifiques manifestent un intérêt particulier pour les 9 % d’hommes peu sensibles au physique. Leurs prochains travaux exploreront l’importance que ces individus accordent à la personnalité et l’intelligence dans le processus d’attirance.
Cette recherche s’inscrit dans la continuité d’études antérieures, notamment les travaux de Dagnino publiés en 2012 dans Archives of Sexual Behavior, qui utilisaient le suivi oculaire pour analyser les fixations visuelles masculines.


