Longtemps considérée comme le début d’une vie intime au ralenti, la ménopause n’est pas synonyme de fin de plaisir. Contrairement aux idées reçues, cette transition hormonale ne condamne pas automatiquement l’épanouissement sexuel. De nombreuses femmes continuent à vivre leur sexualité pleinement, même si les défis physiques nécessitent parfois des ajustements.
Des rapports sexuels épanouissants pour la majorité
Selon le Sex Report 2026 d’Adam et Eve, les chiffres bousculent les stéréotypes. Parmi les femmes âgées de 60 à 65 ans, 58 % déclarent s’être senties « très bien » ou « plutôt bien » lors de leurs relations intimes pendant cette période de leur existence.
Plus précisément, 13 % affirment se sentir « très bien » tandis que 45 % se sentent « plutôt bien ». Ces résultats démontrent qu’une sexualité satisfaisante reste accessible bien au-delà de la cinquantaine.
À l’inverse, 28 % des répondantes expriment un ressenti moins positif, ne se sentant « pas très bien » ou « pas du tout bien ». Par ailleurs, 13 % n’ont eu aucune activité sexuelle durant cette phase.
Le statut relationnel, un facteur déterminant
La présence ou l’absence d’un partenaire influence significativement la fréquence des rapports. Les femmes célibataires sont nettement plus nombreuses à ne pas avoir de relations sexuelles : 30 % d’entre elles n’en ont eu aucune.
Ce taux chute drastiquement à 7 % chez les femmes vivant en couple. Cette différence souligne l’importance du contexte relationnel dans le maintien d’une vie intime active.
Des solutions face aux transformations corporelles
Les défis physiques de la ménopause
Cette période s’accompagne de modifications physiologiques bien connues : sécheresse vaginale, réduction de la lubrification naturelle et fragilisation des tissus génitaux. Ces changements peuvent compliquer les rapports et nécessiter des adaptations spécifiques.
L’apport des lubrifiants et accessoires
Heureusement, des solutions existent. Les lubrifiants et les traitements médicaux appropriés permettent de pallier ces inconvénients. Les stimulations externes et l’utilisation d’accessoires intimes jouent également un rôle bénéfique.
L’enquête révèle d’ailleurs que seules 10 % des femmes possédant des sextoys n’ont pas eu de rapports sexuels, contre 22 % parmi celles qui n’en utilisent pas.
Briser le silence sur l’intimité après 60 ans
En France, 25 % des femmes ont déjà traversé la ménopause et 17 % la vivent actuellement. Malgré ces proportions importantes, le sujet reste tabou dans de nombreux contextes.
Il est pourtant essentiel de permettre aux femmes de s’exprimer librement sur leur intimité, sans stigmatisation ni pression sociale. Le plaisir après 60 ans demeure possible, mais ne constitue en aucun cas une obligation.
Les besoins et les désirs évoluent naturellement avec le temps. L’important réside dans la capacité à répondre à ses propres attentes plutôt qu’à des normes imposées de l’extérieur.
Méthodologie de l’enquête
Cette étude a été menée par Trend Research, une société de recherche allemande, du 18 au 26 septembre 2025. L’enquête en ligne a rassemblé 1 056 personnes âgées de 18 à 65 ans.
Les données sont déclaratives et proviennent d’une initiative d’une marque commercialisant des produits pour adultes, ce qui peut influencer certains résultats.


