Plébiscités dans l’Hexagone, le thon et le saumon dominent les étals de poissonnerie et les assiettes des Français. Mais entre ces deux géants de la consommation maritime, lequel mérite vraiment sa place dans votre alimentation quotidienne ? Entre apports nutritionnels et risques sanitaires, le choix n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît.
Le thon et le saumon, stars incontestées des assiettes françaises
Sur le podium de la consommation hexagonale, le thon arrive en tête avec environ 3 kg par habitant chaque année. Juste derrière, le saumon talonne le leader avec 2,7 kg consommés annuellement par personne.
Cette popularité s’explique par leur accessibilité et leur polyvalence culinaire. Pourtant, ces deux poissons présentent des profils nutritionnels bien distincts qui méritent qu’on s’y attarde.
Des profils caloriques radicalement différents
Le thon, champion de la légèreté
Les variétés les plus prisées, notamment le thon Listao et le thon Albacore, se révèlent particulièrement maigres. Avec seulement 1 à 4 g de lipides pour 100 g, ces espèces affichent entre 110 et 150 calories pour la même portion.
Le thon rouge, bien que moins fréquent dans nos assiettes, contient davantage de graisses. Il reste néanmoins moins calorique que son concurrent écaillé.
Le saumon, plus riche mais plus énergétique
Contrairement au thon, le saumon se classe parmi les poissons gras. Sa teneur en lipides et en calories dépasse largement celle de son rival, faisant de lui un aliment plus énergétique.
La bataille des protéines : un match serré
Sur le terrain protéique, le thon prend légèrement l’avantage avec 24 à 26 g de protéines pour 100 g, contre 23 g pour le saumon. Une différence minime mais qui peut peser dans la balance pour les sportifs ou les personnes surveillant leur apport protidique.
Les oméga-3, atout commun des deux poissons
Thon et saumon partagent un avantage majeur : leur richesse en graisses insaturées, notamment en oméga-3. Ces acides gras essentiels sont reconnus pour leurs bienfaits sur le système cardiovasculaire.
Dans le classement des poissons gras, du plus au moins riche, on retrouve : l’anguille, le hareng, le maquereau, les sardines, le saumon et enfin le thon rouge.
Le mercure, l’ombre au tableau du thon
Un poison invisible dans la chaîne alimentaire
Le mercure présent dans l’eau se transforme en méthylmercure, une substance qui s’accumule progressivement dans la chaîne alimentaire marine. Plus un poisson est imposant et âgé, plus il concentre cette substance toxique.
L’avantage du saumon d’élevage
Le saumon d’élevage bénéficie d’une alimentation contrôlée, limitant considérablement le risque de contamination au méthylmercure. À l’inverse, les gros prédateurs comme le thon accumulent davantage cette substance nocive.
Les recommandations officielles pour une consommation saine
L’Anses préconise de consommer deux portions de poisson par semaine, dont un poisson gras. Toutefois, les gros poissons prédateurs ne devraient pas être consommés plus d’une fois par semaine.
Pour les populations sensibles, la prudence s’impose davantage. Ces groupes à risque doivent limiter leur consommation de thon et d’espadon à une seule portion mensuelle.
La diversification, clé d’une alimentation équilibrée
Plutôt que de choisir définitivement entre thon et saumon, la diversification reste la stratégie gagnante. Les poissons maigres offrent une excellente source de protéines peu caloriques.
Les poissons gras, quant à eux, fournissent les précieux oméga-3, malgré un risque de contamination mercurielle à surveiller. Varier les espèces permet de couvrir l’ensemble des besoins nutritionnels tout en minimisant l’exposition aux contaminants.


