Une nouvelle tendance intime venue d’outre-Atlantique fait parler d’elle sur les réseaux sociaux et dans les moteurs de recherche. Le phénomène, baptisé « gooning », intrigue autant qu’il divise. Derrière ce terme mystérieux se cache une pratique qui bouleverse les codes traditionnels du plaisir solitaire.
Alors que les recherches explosent aux États-Unis depuis 2023, la France commence elle aussi à s’interroger sur cette approche singulière de la sexualité. Mais de quoi s’agit-il réellement ? Et pourquoi attire-t-elle autant de curiosité ?
Une pratique qui redéfinit le plaisir sexuel
Le « gooning » désigne une masturbation prolongée qui ne se termine volontairement pas par un orgasme. L’objectif consiste à interrompre l’acte juste avant l’extase pour provoquer un état de béatitude quasi hypnotique, proche de la transe.
Cette technique repose sur la maîtrise et le contrôle de son corps. Les pratiquants cherchent à explorer une dimension du plaisir dissociée de l’aboutissement classique, privilégiant l’intensité de la sensation plutôt que sa conclusion.
Un engouement fulgurant sur internet
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Aux États-Unis, plus de 320 000 recherches mensuelles sont enregistrées sur les principaux moteurs de recherche américains. Cette explosion d’intérêt a particulièrement été observée durant la crise sanitaire.
Si la France affiche des statistiques encore modestes, la curiosité y grandit progressivement. Des communautés dédiées se forment sur certains réseaux sociaux, témoignant d’un intérêt croissant pour cette pratique atypique.
Qui sont les « gooners » ?
Contrairement aux idées reçues, cette pratique concerne aussi bien les hommes que les femmes, même si elle reste souvent associée à la masturbation masculine dans l’imaginaire collectif.
Les adeptes, surnommés « gooners », trouvent leur excitation dans des contenus vidéos explicites. Certains organisent même des séances collectives, en présentiel ou en distanciel, créant ainsi une dimension communautaire autour de cette pratique.
Des bienfaits revendiqués par les pratiquants
Une connexion renforcée avec son corps
Selon ses partisans, le « gooning » permet de mieux se connecter à son corps, à sa respiration et à ses sensations. Cette approche favoriserait une conscience accrue de sa propre sexualité.
La découverte d’un plaisir différent
Les « gooners » revendiquent la découverte d’une nouvelle facette du plaisir sexuel. En recherchant un sentiment de béatitude par la maîtrise, ils affirment accéder à une expérience intime inédite, libérée de la pression de l’orgasme.
Cette pratique soulève néanmoins des questions sur les limites entre exploration personnelle et comportement compulsif, un débat qui ne fait que commencer.


